Les Québécois craignent l’immigration plus que la pollution

Selon le CIRANO, le gouvernement québécois devrait faire un effort particulier pour faire comprendre à la population les bienfaits de l’immigration, notamment en ce qui a trait à la pénurie de main-d’œuvre. Sur la photo, une visite industrielle à Val-d’Or d’immigrants à la recherche d’un lieu où s’établir pour contribuer à la société québécoise.
Photo: Lisa-Marie Gervais Le Devoir Selon le CIRANO, le gouvernement québécois devrait faire un effort particulier pour faire comprendre à la population les bienfaits de l’immigration, notamment en ce qui a trait à la pénurie de main-d’œuvre. Sur la photo, une visite industrielle à Val-d’Or d’immigrants à la recherche d’un lieu où s’établir pour contribuer à la société québécoise.

Près de la moitié de la population québécoise est d’avis que l’immigration présente un « grand », voire un « très grand risque » pour le Québec, indique un sondage commandé par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).

Précisément, 48 % des 1000 personnes sondées associent à un « grand » ou à un « très grand » risque l’arrivée de dizaines de milliers d’immigrants par année au Québec ; 28 % à un « moyen » risque et 22 % à un risque « faible » ou « négligeable ». « [Le motif] dépend toujours du répondant. Ça peut être un risque perçu pour sa sécurité, pour son emploi, pour la culture ou d’autres raisons », explique la coauteure de l’étude, Ingrid Peignier, dans un entretien avec Le Devoir.

Les femmes, les personnes âgées de 55 ans et plus ainsi que les francophones « se montrent [les] plus inquiets », fait-elle remarquer. En effet, parmi ceux percevant des risques « grands » ou « très grands » associés à l’immigration, il y a : 53 % de femmes contre 43 % d’hommes ; 55 % d’individus de 55 à 74 ans contre 39 % de moins de 35 ans ; et 50 % de francophones contre 36 % d’anglophones et 31 % d’allophones.

Les Québécois associent un risque plus grand à l’immigration qu’à la pollution de l’air et de l’eau, à la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), au terrorisme ou encore aux épidémies, indique le Baromètre CIRANO 2018 dévoilé à 100 jours et des poussières des prochaines élections générales.

« Il y a une inquiétude, une perception des risques qui ne devrait pas être là », soutient Mme Peignier, rappelant que l’immigration économique est arrimée en grande partie aux besoins du marché du travail québécois. « Ils ne devraient pas être inquiets », ajoute la directrice du CIRANO.

À ses yeux, la perception des Québécois sur les enjeux liés à l’immigration est « certainement teintée par certains discours » tenus par les partis politiques à l’approche des élections. « Il y a un enjeu électoral. » Selon elle, il incombe aux acteurs politiques de « rassurer une certaine partie de la population » en expliquant les bénéfices de l’immigration « pour améliorer l’économie du Québec, combler des postes qui n’existent pas ou où il y a vraiment un manque de main-d’oeuvre ».

L’immigration est « plutôt » ou « très » bénéfique dans l’esprit d’un Québécois sur trois (32 %). Malgré la pénurie de main-d’oeuvre appréhendée dans plusieurs régions du Québec, l’apport de nouveaux arrivants est considéré comme « moyennement bénéfique » par 36 % de la population, et « plutôt pas » ou « pas du tout bénéfique » par 29 % de la population, peut-on aussi lire dans le Baromètre.

La santé, toujours la santé

Cela dit, la santé demeure en tête des sources d’inquiétudes de la population québécoise. Près de huit Québécois sur dix (79 %) considèrent que l’engorgement dans les urgences constitue un « risque grand [ou] très grand » pour le Québec. Le nombre de Québécois voyant la situation de l’accès aux services de santé comme un « grand » ou un « très grand risque » a, lui, fléchi, passant de 77 % en 2011 à 70 % en 2018. L’inscription d’environ 1,1 million de personnes par des médecins de famille depuis l’arrivée de Gaétan Barrette à la barre du ministère de la Santé n’y est pas étrangère, selon le CIRANO.

Les enjeux liés à l’éducation — le décrochage scolaire ou encore l’accès à l’éducation universitaire (frais de scolarité) — ont glissé respectivement au 24e et 34e rang des priorités de l’heure des Québécois. Par exemple, le pourcentage de la population qui considère que le décrochage scolaire représente un « grand » ou un « très grand risque » au Québec a, lui, piqué du nez au cours des deux dernières années, passant de 49 % en 2016 à 40 % en 2018.

Ce sont l’état des infrastructures, la corruption et le vieillissement de la population qui complètent le « top 5 des enjeux les plus risqués » établi par CIRANO après avoir interviewé 1013 répondants représentatifs de la population québécoise, entre le 5 et le 10 avril 2018.

L’état des infrastructures de transport — les routes, les ponts et les viaducs notamment — pose un « grand » voire un « très grand risque » pour le Québec selon 67 % de la population. Le groupe de recherche s’en étonne. « La confiance dans le gouvernement diminue. Pourtant, on note peu de détérioration [dans les informations transmises par le ministère des Transports et la Ville de Montréal]. Ce qu’on note, c’est l’augmentation des travaux et des entraves à la circulation. Du coup, c’est peut-être ça qui se reflète dans les données », avance Ingrid Peignier. Encore là, le gouvernement doit « mieux communiquer ses résultats », estime-t-elle. « On a l’impression que les Québécois sont à certains égards trop négatifs par rapport à la réalité. »

Deux ans et demi après le dépôt du rapport de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, la corruption est toujours vue comme un « grand » ou un « très grand » risque par les deux tiers des Québécois. « Ça ne fait pas la une des médias comme durant la commission Charbonneau, mais il y a toujours une nouvelle qui sort [de temps à autre sur des cas allégués de] corruption, de collusion. »

38 commentaires
  • Christiane Gervais - Abonnée 19 juin 2018 07 h 16

    Peur de l'immigration

    Les Québécois auraient sans doute moins peur de l'immigration si gouvernements et médias en faisaient une representation autre que celle des fondamentalistes politico-religieux, réclamant d'une société qu'elle s'adapte à eux et non le contraire, illustrée systématiquement par une femme voilée ou un homme portant turban.

    L'immigration a mille visages, il serait temps de nous les présenter et cesser de mettre de l'avant toujours les mêmes qui, bien que minoritaires, sont sur-représentés.

    Pour réaliser la richesse qu'est l'immigration pour une population, il faut que celle-ci ait la conviction que l'immigration c'est plus que des demandes d'accommodements culturels et religieux. Et ça, c'est aux élus à nous en convaincre.

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 juin 2018 09 h 12

      Il faudrait que les immigrants s'adaptent à nos valeurs au lieu de revendiquer des accommodements religieux, qui n'ont pas de place dans une société civilisée. Il faudrait aussi que les nouveaux venus adhèrent au principe de l'égalité homme/femme. Il incombe aux immigrants de s'intégrer aux valeurs universelles et non l'inverse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2018 12 h 01

      @Nadia Alexan,

      "Il faudrait que les immigrants s'adaptent à nos valeurs au lieu de revendiquer des accommodements religieux, qui n'ont pas de place dans une société civilisée." - Nadia Alexan

      Justement.

      Une société civilisée sait vivre avec les différences de cultures, d'orientations sexuelles, de croyances, et même, d'allégeances politiques.

      C'est même dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

      D'ailleurs, réduire l'immigration à une suite de revendications d'accommodements religieux, fait partie des méthodes douteuses sinon malsaines d'ostracisation de la droite identitaire.

      Christian Montmarquette

    • Michaël Lessard - Abonné 19 juin 2018 12 h 34

      @Nadia Alexan : les personnes immigrantes ne font PAS de demandes d'accomodement raisonnable.

      Vous avez peut-être manqué les nombreux articles ces dernières dix années qui nommaient que les demandes d'accomodements raissonables sont super rares (si on exclut les demandes liées à un handicap). Parmi les demandes, *moins de 1%* sont pour des raisons religieuses.*

      Cela ne représente PAS du tout les personnes immigrantes ! On parle d'une poignée de demandes, marginales.

      Mais oui l'égalité femme-homme doit être défendue solidement.

      Dans la pratique, je suis plutôt convaincu que bon nombre de personnes immigrantes sont davantage *progressistes* et scolarisées que la majorité des sympathisant.es des groupes xénophobes comme La Meute et compagnie.

      * Page de la Commission des droits de la personnne :
      http://www.cdpdj.qc.ca/fr/droits-de-la-personne/dr

    • Brigitte Garneau - Abonnée 19 juin 2018 12 h 53

      Je suis entièrement d'accord avec vous, Mme Gervais.

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 juin 2018 14 h 34

      À Michaël Lessard: Avez-vous vu les petites filles de cinq ans qui portent des foulards noirs à la maternelle et qui n'ont pas le droit de participer aux cours de natation ou de gymnastiques? Avez-vous vu les femmes qui insistent à porter le niqab pendant la cérémonie de la citoyenneté? Avez-vous eu connaissance des femmes en position d'autorité qui insiste à porter des signes religieux ostentatoires pendant l'exercice de leur fonction? Êtes-vous au courant que le patriarcat utilise le voile comme l'étendard par excellence de l'islam politique? Le communautarisme et la ghettoïsation conduisent à la fragmentation de la société, pas à sa cohésion. Faire de l'aveuglement volontaire au sujet de l'intégrisme religieux fait en sorte de getter les gens ordinaires dans les bras de la droite xénophobe.

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 juin 2018 15 h 39

      À Michaël Lessard: J'ai oublié de mentionner que le port de vêtements religieux cache le corps humain complètement de l'exposition au soleil et prive ceux qui le portent du bienfait de vitamine D, essentiel à la santé. L'intégrisme religieux est contre-productif et contre le bon sens!

    • Michaël Lessard - Abonné 19 juin 2018 19 h 26

      @Nadia Alexan : ce sont des ponits intéressants que vous soulevés. Vous aviez fait l'erreur d'invoquer les accomdements raisonnsables, qui sort archi rares.

      Vos points sont intéressants, mais quel pourcentage de personnes immigrantes portent ce type de symboles? D'ailleurs, même dans le monde arabo-musulman, les enfants ne portent pas de foulards. Je n'appuie pas le foulard, on peut le dire et je crois que ce symbole minoritaire va finir par disparaître de lui-même. Vous faites bien de ne pas l'accepter, mais ces situations ne représentent pas les personnes immigrantes.

      N'oublions pas les ultra-conservateurs religieux, qui le plus souvent se disent Chrétien.nes, qui brainwash leurs enfants (lire: il y a une différence entre éduquer et brainwasher). L'absence de symbole ne signifie pas absence d'intégrisme.

    • André Joyal - Abonné 19 juin 2018 21 h 50

      @ Monsieur Lessard: «Je n'appuie pas le foulard, on peut le dire et je crois que ce symbole minoritaire va finir par disparaître de lui-même»

      Disparaitre? Vraiment? Quand? Mais où habitez-vous?
      Sûrement pas à Montréal où, depuis 10 ans, on assiste à une progression très nette du voile. Je connais bien l'Algérie pour y être allé plusieurs fois, or des Algériennes qui ne portaient pas le voile à Alger le portent à Montréal. Et leurs gamines de 5 ans le portent de plus en plus commel e signale, avec raison, Mme Alexan.

      Je vais aussi régulièrmeent en France depuis 1965...Le voile ne va pas disparaitre si la tendance se maintient.Vous ne devez pas aller souvent en France.
      je vous imagine vivre à Ste-Émilie-de-l'Énergie ou à Ste-Brigite-des-Saults; deux villages où le voile est en voie de disparition, en effet...

    • Michaël Lessard - Abonné 20 juin 2018 13 h 54

      Ok, mais n'empêche que je ne peux pas appuyer l'utiliastion de la force de la loi pour dire aux femmes comment s'habiller ni appuyer une approche discriminatoire au niveau de l'immigration.

      Je crois qu'il faut affronter le problème par les idées et la communication, l'intervention sociale. C'est peut-être un peu ce que nous faisons ici :P

      Aussi, le contexte international conflictuel joue un rôle sur ce phénomène.

      Je crois encore que le phénomène du foulard *dit* musulman va ultimement disparaître, même si en effet il y a une réaction chez certaines musulmanes actuellement et dans certaines régions du monde.

    • Michaël Lessard - Abonné 20 juin 2018 14 h 05

      Nb: je suis en effet pas à Montréal.

      À Québec, les personnes d'origine arabo-musulmanes sont le plus souvent davantage progressistes et informées sur le monde que la moyenne des gens.

      Rappellons que l'immigration est environ 12.5% de la population du Québec et qu'environ 11% des personnes immigrantes se disent musulmanes, soit environ 3% de la population québécoise.

      Pour être franc, les ultra-conservateurs et proto-fascistes qui se disent 'chrétiens' sont beaucoup plus nombreux et réellement dangereux en Amérique du Nord. Ils/elles m'inquiètent beaucoup plus, avec leur président Trump, que la petite minorité musulmane (qui n'est pas à majorité rétrograde non plus par ailleurs).

  • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2018 08 h 25

    Information ou propagande?



    « Les Québécois craignent l’immigration plus que la pollution» - Le Devoir

    Avec un titre comme celui-là, on se demande si c'est un texte d'information ou un texte de propagande? Mais il faut dire qu'en plus, je me suis toujours méfié de Cirano.

    De toutes manières, quand on voit le détail des statistiques.
    La distorsion en entre le titre et la réalité apparait plutôt flagrante.

    Puisque la crainte de l'immigration arrive au 11e rang du tableau.

    Christian Montmarquette

    • Michel Duval - Abonné 19 juin 2018 19 h 23

      Propagande si je m'en tiens au titre de cet article en regard des données exposées.

  • Jean Roy - Abonné 19 juin 2018 08 h 31

    Titre un peu bizarre...

    À la lecture de l’article, j’ai compris que les problèmes environnementaux ne font pas peur, mais le titre me suggérait davantage à ce propos. J’aurais aimé en savoir davantage...

  • Louise Melançon - Abonnée 19 juin 2018 08 h 40

    La survie... individuelle... et collective...

    Les Québécois ont surtout peur d'être malades, de ne pas être bien soignés... le 48% concernant l'immigration doit être mis en perspective par rapport à cette peur fondamentale... Mais on peutr comprendre aussi que l'im migration est un problème pour la survie des francophones.... Arrêtons de faire semblant de ne pas comprendre cette peur justifiée!

  • Robert Aird - Abonné 19 juin 2018 09 h 20

    Le remède imaginaire

    L'étude de Dubreuil et Marois a pourtant démontré que le lien entre immigration et pénurie de main d'oeuvre demeure fragile. Mme Peignier répète une idée qui semble aller de soit, ce qui est pourtant loin d'être le cas. Les études des démographes au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays européens montrent sans l’ombre d’un doute que l’immigration n’a qu’un impact marginal sur la structure par âge de la population de la société d’accueil. En outre, on a depuis longtemps constaté que les difficultés d’intégration économique des immigrants compromettent sérieusement la possibilité que l’immigration ait une incidence favorable sur les finances publiques. Faut-il aussi rappeler que le Canada anglais a favorisé longtemps l'immigration dans le but de réduire le poids des Francophones du pays? Pas étonnant donc que ces derniers soient moins favorables à l'immigration, étant donné la fragilité de leur statut. Ajoutons aussi que les décideurs capitalistes sont favorables à l'immigration, afin d'introduire une main d'oeuvre plus malléable et moins revendicatrice. Du cheap labor, en sommes. C'est comme ça depuis la première révolution industrielle.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 20 juin 2018 10 h 58

      Devant les coûts sociaux (ghettos), identitaires (laïcité , anglicisation) et financiers ( voir Rapport de l’Institut Fraser) d’une immigration excessive au Québec depuis une quinzaine d’années, n’y aurait-il pas lieu d’instaurer un moratoire sur l’immigration, le temps que les immigrants déjà ici se francisent correctement, s’intègrent pleinement au marché du travail et s’intègrent en acceptant les valeurs communes des Québécois, surtout dans le domaine public ?

      Selon un rapport de l'Institut Fraser en 2015, les immigrants sont un fardeau fiscal de 27 à 35 milliards de $ par année en 2014 pour le Canada, soit de 7 à 8 milliards de $ par année pour le Québec.

      L'Institut Fraser explique que ce fardeau fiscal est dû au fait que les immigrants payent moins en impôts que le coût des services qu'ils reçoivent du gouvernement.

      (https://www.fraserinstitute.org/studies/immigration-and-the-welfare-state-revisited-fiscal-transfers-to-immigrants-in-canada-in-2014)

      Le mythe selon lequel l’immigration a un impact positif net sur l’économie canadienne en prend pour son rhume. Le vieillissement de la population et le financement des pensions est un autre mythe entretenu sur le même thème. Ce qui compte, ce sont les capitaux accumulés pour rendre l’économie plus productive, et non pas le nombre de personnes qui dépendent des services publics.

      Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Tous les économistes le diront.
      Voir : (http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britan )

      Combien coûte, sur une base nette, l’immigration au Québec? La population a droit de savoir.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 20 juin 2018 11 h 00

      Il existe actuellement un mantra, qui doit être démasqué et qui commence à l’être, à l’effet que le Québec a absolument besoin de plus d’immigrants. Aucunement prouvé. On prend exemple que dans une région on manque de tel type de travailleurs (parce qu’on ne les paye pas assez ou qu’on n’a pas préparé la relève) pour dire qu’il faut aller chercher des travailleurs dans d’autres pays. Pourquoi ne pas former ici nos gens en conséquence, les médecins et les infirmières par exemple, ou les techniciens qu’on désire ?

      De plus, l’immigration incontrôlée de personnes sans grandes compétences ne résulte qu’en une diminution des salaires des faibles salariés, comme il a été amplement observé et démontré aux États-Unis. Et cette diminution se répercute aussi à la baisse sur l’ensemble des salaires. C'est pourquoi l'immigration est si bien vue des Chambres de commerce, des industriels et des financiers.

      L’avenir du Québec passe plutôt par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie la clef de notre survie comme peuple francophone et la clef de la santé économique et sociale du Québec.

      Avec une immigration galopante dont une trop grande proportion n’arrive pas à s’intégrer à la majorité francophone du Québec, on assiste actuellement à un ethnocide, à un génocide culturel.

      Si, et seulement si on a besoin d’immigrants, ce qui n’est pas prouvé, vu que leur taux de chômage est le double de celui des "autochtones", on devrait aller les chercher dans des pays aux cultures et traditions plus près des nôtres, comme par exemple les Européens de souche latine ou encore de Sud-Américains. Et commencer par attirer ici les francophones hors-Québec. Quand on voit le fiasco de l’immigration non-intégrée en Europe, on est en droit d’être très sélectifs et circonspects ici au Québec