Un syndicat impose un lockout à ses employés syndiqués

Le syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) brandit la menace d’un lockout envers ses propres employés syndiqués. La convention pour les deux employés de bureau, représentés par le syndicat des employées et employés de syndicats et des organismes collectifs du Québec (SEESOCQ), est échue depuis près de deux ans et les négociations piétinent. Les membres du syndicat de l’enseignement, qui représente dans ce cas-ci l’employeur, ont donc voté lundi en faveur d’un mandat de lockout qu’ils peuvent déclencher au moment opportun, une tactique jugée « odieuse et antisyndicale » par plusieurs autres syndicats. Le président du syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska, Éric Bédard, en convient lui aussi, c’est « étonnant et particulier » comme situation. « On a fait tous les efforts possibles et imaginables, mais manifestement on est devant un mur, affirme-t-il. On n’arrive pas à faire le redressement dont on a besoin, alors on n’a pas le choix. »