Tony Accurso fait à nouveau face à la justice

Tony Accurso fait face à des accusations de fraude, de corruption de fonctionnaires, d’abus de confiance et de complot.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Tony Accurso fait face à des accusations de fraude, de corruption de fonctionnaires, d’abus de confiance et de complot.

C’est retour à la case départ pour Tony Accurso dans le dossier de Laval. Après l’avortement inattendu de son premier procès en novembre dernier, l’entrepreneur était de retour au palais de justice de Laval lundi alors que s’amorçait son nouveau procès.

L’homme de 66 ans fait face à des accusations de fraude, de corruption de fonctionnaires, d’abus de confiance et de complot dans le cadre d’un système de partage des contrats et de paiement de ristournes sur ces contrats au parti de l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.

La sélection des 12 jurés s’est amorcée lundi au palais de justice de Laval. Ce processus se poursuivra au cours des prochains jours.

À la surprise générale, le procès avait été avorté par le juge James Brunton — au moment où la poursuite s’apprêtait à amorcer ses plaidoiries — après qu’une jurée eut obtenu des informations sur le système de collusion à Laval, qu’elle a par la suite partagées avec d’autres membres du jury.

Mascouche

Il s’agit du deuxième procès de Tony Accurso dans les affaires municipales. En février dernier, l’entrepreneur a été acquitté dans le dossier de Mascouche, où il faisait face à une accusation d’abus de confiance.

L’entrepreneur était soupçonné d’avoir offert des voyages et de l’argent à l’ancien maire, Richard Marcotte.

Ce nouveau procès à Laval représente un test pour l’Unité permanente anticorruption (UPAC),dont la crédibilité a été ébranlée la semaine dernière avec l’acquittement de l’ex-numéro 2 de la Ville de Montréal, Frank Zampino, et de l’entrepreneur Paolo Catania dans le dossier du Faubourg Contrecoeur.

L’UPAC n’avait également pas obtenu les résultats escomptés dans le procès d’Accurso concernant Mascouche. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait par ailleurs décidé de ne pas porter son acquittement en appel.

Tony Accurso fait partie des 37 personnes arrêtées par l’UPAC en 2013 relativement à un système de collusion et de corruption dans l’octroi des contrats municipaux. Du lot, 27 ont plaidé coupable — dont l’ex-maire Gilles Vaillancourt —, 3 sont décédées et 6 autres ont obtenu un arrêt des procédures. M. Accurso a toujours clamé son innocence.