Bissonnette s’intéressait aussi aux groupes féministes

Alexandre Bissonnette
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Alexandre Bissonnette

L’analyse de l’ordinateur d’Alexandre Bissonnette a révélé qu’il avait fait plusieurs recherches sur des groupes féministes de l’Université Laval dans le mois précédant la tuerie à la Mosquée.

L’extraction des données informatiques réalisée par la police fait surtout état d’un très grand nombre de recherches sur le Centre culturel islamique de Québec(CCIQ), des tueurs en série et différentes armes. Il suivait en outre les déclarations du président américain, Donald Trump, sur une base quasi quotidienne.

Or Alexandre Bissonnette a aussi réalisé plusieurs recherches spécifiques sur deux organismes liés aux femmes à l’Université Laval, a révélé la Couronne lundi lors du débat sur la détermination de la peine.

Ainsi, entre la fin décembre 2017 et le 29 janvier 2018, il a consulté « à plusieurs reprises » les comptes Facebook et les sections événements du groupe Féministes en mouvement de l’Université Laval (FEMUL) et du groupe Comité des femmes de l’Université Laval, a expliqué le procureur Thomas Jacques lundi matin.

Dans les nombreuses recherches qu’il a effectuées sur différents tueurs de masse, le meurtrier avait en outre fait des recherches sur l’auteur de la tuerie à Polytechnique, Marc Lépine.

Des recherches sur la Mosquée
Les documents présentés en preuve montrent par ailleurs que le tueur a fait pas moins de 82 vérifications préalables sur le CCIQ et sur l’Association des étudiants musulmans de l’Université Laval dans le mois précédant la tuerie.

Le jour de la tragédie seulement, il a visité à 12 reprises le site du CCIQ ou sa page Facebook, a-t-on appris lundi.

L’extraction des données révèle aussi son intérêt marqué pour les tueurs en série, en particulier pour Dylann Roof, le suprémaciste blanc de 21 ans qui a tué 9 Afro-Américains dans une église méthodiste de Charleston en 2015. Alexandre Bissonnette a fait pas moins de 201 recherches sur lui.

L’analyse fait également état de recherches sur la psychose, les liens entre l’anxiété et les armes à feu et les problèmes de santé mentale. Enfin, dans la semaine précédant la tragédie, il a effectué un total de 23 recherches sur les armes à feu.