Un rapport remet en question la légalité des rodéos au Québec

Le rapport de plus de 600 pages conclut que les activités de dressage soumettent les chevaux et les taureaux à des risques de lésions et de graves blessures.
Photo: Jacob Ford Archives Odessa American via AP Le rapport de plus de 600 pages conclut que les activités de dressage soumettent les chevaux et les taureaux à des risques de lésions et de graves blessures.

Des observations de vidéos tournées lors des 20 rodéos qui ont eu lieu à Montréal et à Saint-Tite l’été dernier concluent que ces spectacles sont illégaux au Québec car ils violent la loi.

Un rapport à cet effet déposé au Comité consultatif sur les rodéos a été rendu public mercredi par Alain Roy, professeur de l’Université de Montréal.

Il s’agit du même professeur de droit qui avait déposé il y a près d’un an une demande d’injonction qui visait à empêcher la tenue d’un rodéo pendant les fêtes du 375e anniversaire de Montréal.

Toutefois, un règlement à l’amiable a permis la présentation des rodéos et aussi à M. Roy d’observer les épreuves en août à Montréal et en septembre au Festival western de Saint-Tite, en Mauricie, pour que des experts puissent examiner les animaux avant et après leur participation aux épreuves.

Or, le rapport de plus de 600 pages conclut que les activités de dressage soumettent les chevaux et les taureaux à des risques de lésions et de graves blessures. Il en est de même pour la prise de veaux au lasso et pour le terrassement des bouvillons, selon le texte.

La détresse psychologique des animaux est bien réelle, d’après le rapport.

Le professeur Roy croit que les observations et les analyses permettent de conclure à des violations à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal.

Il conclut qu’il revient au Comité consultatif sur les rodéos de prendre les décisions qui s’imposent.