L’homme accusé d’agressions aux résidences de l’Université Laval plaide coupable

<p>En octobre 2016, le Service de police de la Ville de Québec avait annoncé avoir reçu un total de quinze plaintes d’introduction par effraction. Quatre femmes avaient rapporté avoir été agressées sexuellement.</p>
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

En octobre 2016, le Service de police de la Ville de Québec avait annoncé avoir reçu un total de quinze plaintes d’introduction par effraction. Quatre femmes avaient rapporté avoir été agressées sexuellement.

Thierno-Oury Barry a plaidé coupable, lundi, d’être entré par effraction dans des résidences de l’Université Laval pour y commettre des agressions sexuelles dans la nuit du 14 au 15 octobre 2016.

L’homme de 20 ans a été condamné à trois ans de pénitencier, une peine à laquelle s’ajoutent 15 jours de détention pour non-respect de ses conditions.

L’étudiant d’origine guinéenne s’est auparavant vu confisquer son passeport ; il sera vraisemblablement expulsé du pays à l’issue de sa peine, selon ce qu’ont rapporté les médias présents au palais de justice de Québec.

Thierno-Oury Barry était détenu depuis le mois de décembre pour avoir brisé son engagement à respecter un couvre-feu et à ne pas consommer d’alcool.

Il a été arrêté le 22 octobre, une semaine après une série d’agressions perpétrées dans les résidences du pavillon Alphonse-Marie-Parent de l’Université Laval.

L’ex-étudiant de cette université avait d’abord plaidé non-coupable aux douze chefs d’accusation auxquels il faisait face. Quatre de ces chefs concernaient des introductions par effraction pour commettre une agression sexuelle, une accusation qui est passible de l’emprisonnement à perpétuité.

Quinze plaintes

Quelques jours après les événements du 15 octobre, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) avait annoncé avoir reçu un total de quinze plaintes d’introduction par effraction. Quatre femmes avaient rapporté avoir été agressées sexuellement.

Thierno-Oury Barry avait été arrêté avec un complice. Ce dernier a été interrogé, puis libéré sous promesse de comparaître.

« Depuis les événements, la communauté de l’Université Laval a été courageuse. Nous avons traversé des épreuves difficiles, mais aujourd’hui, nous sommes plus forts et plus unis », a réagi lundi Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l’Université Laval.

Au lendemain des événements, l’université avait annoncé un resserrement de ses mesures de sécurité. Elle a désormais terminé des travaux d’installation des contrôles d’accès électroniques au pavillon Parent, et elle prévoit d’instaurer un système de sécurité semblable dans ses trois autres résidences. En tout, les modifications apportées à ses installations devraient coûter 770 000 $, selon le budget prévu.