Le couple Djermane-Jamali ne collabore plus avec le Centre de prévention de la radicalisation

Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, deux anciens étudiants du collège de Maisonneuve acquittés d’accusations de terrorisme
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, deux anciens étudiants du collège de Maisonneuve acquittés d’accusations de terrorisme

Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, les deux anciens étudiants du collège de Maisonneuve acquittés d’accusations de terrorisme, ne collaborent plus avec le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV).

Le directeur de l’organisme, Herman Deparice-Okomba, aurait indisposé le duo en les présentant comme des terroristes repentis. C’est ce que soutient du moins Radio-Canada.

Or leur défense lors de leur procès insistait sur le fait qu’ils n’en étaient pas.

Le duo risque de devoir à nouveau plaider sa cause devant les tribunaux puisque la Couronne a l’intention de revenir à la charge contre lui. Elle argue que le juge a commis une erreur de droit quant aux directives données au sujet de l’interprétation et de la portée de la définition de « substance explosive ». La cause a été portée en appel le 17 janvier dernier.

Le CPRMV n’a pas accordé d’entrevue au Devoir pour expliquer ce qui s’est passé avec le couple : « Il n’est pas de notre ressort de commenter des situations particulières faisant l’objet d’un soutien, d’un accompagnement ou d’une prise en charge par les professionnels du CPRMV », a répondu Vanessa Reggio, la responsable des communications de l’organisme.

Depuis janvier, les deux anciens étudiants du collège de Maisonneuve étaient devenus, pour une période qui devait durer trois mois, consultants au CPRMV. À ce titre, Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali devaient notamment travailler à la confection d’un guide pour aider à repérer les signes avant-coureurs de l’extrémisme.

Bien que prêts à faire ce travail bénévolement au départ, selon le CPRMV, ils recevaient tout de même un salaire hebdomadaire de 294 $.

Au moment de leur embauche, Herman Deparice-Okomba, directeur du CPRMV, plaidait en entrevue au Devoir que cette collaboration avec Djermane et Jamali était une mesure usuelle pour accompagner plusieurs jeunes aux prises avec la tentation de la radicalisation, dans le but de les aider à cheminer vers d’autres horizons.