L’avocat de Marc-Yvan Côté en Cour supérieure pour forcer deux journalistes à témoigner

La demande des avocats de Marc-Yvan Côté (à droite) survient quelques mois à peine après l’adoption d’une loi fédérale visant à protéger les sources journalistiques.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La demande des avocats de Marc-Yvan Côté (à droite) survient quelques mois à peine après l’adoption d’une loi fédérale visant à protéger les sources journalistiques.

L’avocat de Marc-Yvan Côté, qui veut forcer les journalistes Louis Lacroix et Marie-Maude Denis à témoigner pour identifier leurs sources, plaidera sa cause en Cour supérieure jeudi.

Il avait essuyé un revers le 12 février dernier ; le juge de la Cour du Québec André Perreault avait rejeté sa requête.

« Les requérants n’ont pas démontré que l’intérêt de l’administration de la justice l’emporte sur l’intérêt public à préserver la confidentialité de la source journalistique », avait tranché le juge Perreault dans une décision étoffée de 35 pages.

Le procès de Marc-Yvan Côté, Nathalie Normandeau et de quatre coaccusés pour fraude et abus de confiance doit débuter le 9 avril prochain.

Ils ont été arrêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en mars 2016 dans le cadre d’une enquête portant sur l’octroi de financement politique en échange de contrats publics.

Les avocats de la défense tentent de faire avorter le procès pour cause de délais déraisonnables et fuites médiatiques. Ces éléments empêchent la tenue d’un procès juste et équitable, selon eux.

Ils veulent contraindre les journalistes Louis Lacroix, de Cogeco, et Marie-Maude Denis, de Radio-Canada, à dévoiler le nom des sources leur ayant transmis des informations provenant de l’UPAC.