Attentat de Québec: les parents d’Alexandre Bissonnette brisent le silence

Le procès d'Alexandre Bissonnette doit commencer le 26 mars, au palais de justice de Québec.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le procès d'Alexandre Bissonnette doit commencer le 26 mars, au palais de justice de Québec.

Les parents de l’auteur présumé de la tuerie à la grande mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, ont brisé le silence mercredi dans une lettre où ils déplorent le geste « inexcusable » de leur fils et disent vivre un « cauchemar » depuis la soirée de l’attentat.

« Tant de vies ont été détruites inutilement », écrivent Manon Marchand et Raymond Bissonnette, dans une lettre qu’ils ont transmise à Radio-Canada et à TVA Nouvelles. « Le soir du 29 janvier 2017, nos vies aussi ont basculé et depuis, nous avons l’impression de vivre un véritable cauchemar. »

Manon Marchand et Raymond Bissonnette n’ont pas fait d’apparition médiatique depuis l’attentat à la grande mosquée de Québec, il y a un an.

Leur fils de 27 ans a été arrêté ce soir-là après avoir lui-même contacté les autorités. Il fait face à douze chefs d’accusation : six pour meurtre au premier degré et six pour tentative de meurtre avec usage d’une arme à autorisation restreinte. Il a plaidé non coupable.

Le soir du 29 janvier 2017, nos vies aussi ont basculé et depuis, nous avons l’impression de vivre un véritable cauchemar

 

Dans la correspondance qu’ils ont fait suivre aux médias, les parents d’Alexandre Bissonnette révèlent être entrés en contact avec les blessés de l’attentat et les familles des victimes par le biais d’une lettre qu’ils ont transmise au vice-président du Centre culturel islamique de Québec.

« L’immense peine et la douleur causées aux innocentes victimes et leurs familles par ce geste inexcusable reste[nt] pour nous, encore à ce jour, totalement inexplicable[s]. Tant de vies ont été détruites inutilement », écrivent-ils.

« Alexandre demeure notre fils que nous aimons et qui fera toujours partie de notre famille. Comme tous les parents, nous avions espoir de le voir réussir et être heureux dans la vie. Dans un sens, nous avons nous aussi perdu un fils. »

Manon Marchand et Raymond Bissonnette affirment que leur fils a reçu « des menaces sérieuses ». « Nous vivons toujours dans la crainte d’une récidive », soulignent-ils.

Alexandre Bissonnette est incarcéré depuis les événements. Son procès doit commencer le 26 mars, au palais de justice de Québec.

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