Ligne d’Hydro: Saint-Adolphe-d’Howard perd en cour pour suspendre le déboisement

Hydro-Québec prévoyait reprendre les travaux de déboisement sur le territoire de Saint-Adolphe-d’Howard mercredi.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Hydro-Québec prévoyait reprendre les travaux de déboisement sur le territoire de Saint-Adolphe-d’Howard mercredi.

La Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’injonction de la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard visant à faire suspendre les travaux de déboisement dans le cadre du projet de ligne à haute tension Grand-Brûlé-Dérivation Saint-Sauveur.

Saint-Adolphe-d’Howard voulait aussi, ultimement, obtenir une audition sur les éléments de fond de la requête.

Dans sa décision, la juge Christine Beaudoin a affirmé que la municipalité n’avait pas réussi à démontrer les critères pour l’injonction d’une « mesure exceptionnelle et urgente ».

Le maire Claude Charbonneau a indiqué, lundi, par communiqué, qu’il allait « prendre acte du jugement et prendre le temps de réfléchir à la suite des choses ».

Hydro-Québec prévoyait reprendre les travaux de déboisement sur le territoire de Saint-Adolphe-d’Howard mercredi. Durant les procédures, Hydro-Québec avait accepté de suspendre volontairement ses travaux de déboisement dans le secteur en litige.

La municipalité demandait à la cour d’annuler la décision d’Hydro-Québec de procéder à la construction de la ligne, qualifiant cette décision de « déraisonnable, car préjudiciable, capricieuse et discriminatoire ».

Elle demandait également l’annulation de la décision du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques d’avoir émis des Certificats d’autorisation à Hydro-Québec.

La municipalité soutenait que les autorités avaient omis de considérer une solution de rechange d’enfouissement partiel de la ligne à haute tension.

Saint-Adolphe-d’Howard insiste sur le fait que l’économie de la municipalité repose sur le tourisme et la villégiature, ajoutant que « les paysages exceptionnels et les 85 lacs de la municipalité sont à la base de cette économie ».

3 commentaires
  • Nicole Delisle - Abonné 16 janvier 2018 12 h 46

    David contre Goliath!

    Détruire des villages de leur beauté et attrait touristique pour augmenter la capacité hydroélectrique dans le but de vendre à des étrangers. L’attrait de l’argent sera toujours le plus fort. Il mène le monde et détruit des vies. Et quand le politique et la justice se mettent de la partie, cela en devient plus odieux et incompréhensible! La qualité de vie est devenue un accessoire sans véritable valeur au regard de ceux qui nous gouvernent. L’économie prend toute la place. Les pylônes et les radiations prendront du galon et masqueront la richesse du patrimoine collectif. Détruire pour s’enrichir semble être la devise actuelle! Quel dommage!

    • Gilles Théberge - Abonné 16 janvier 2018 15 h 35

      Mais madame Delisle, il faut avoir le goût du beau, pour apprécier la bauté des paysages...

    • Brigitte Garneau - Abonnée 16 janvier 2018 18 h 51

      J'ajouterai que pour avoir "le goût du beau et apprécier la beauté des paysages...", il y a aussi une question d'éducation. Quand serons-nous assez ÉDUQUÉS?