La cause de Joshua Boyle est reportée d’une semaine

Après avoir dit «bonjour» au juge, au début de sa courte comparution, M. Boyle n’a pas prononcé un mot.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Après avoir dit «bonjour» au juge, au début de sa courte comparution, M. Boyle n’a pas prononcé un mot.

L’ex-otage canadien en Afghanistan Joshua Boyle, qui fait face à 15 chefs d’accusation, restera derrière les barreaux encore une semaine puisque l’audience sur sa libération sous caution a été reportée au 15 janvier.

M. Boyle a brièvement comparu en cour, par vidéoconférence, lundi matin depuis la prison d’Ottawa où il est en détention provisoire depuis son arrestation le 1er janvier. Ses avocats ont réclamé un délai supplémentaire d’une semaine afin de préparer son plan de libération sous caution. Une demande qui a semblé décourager quelque peu Joshua Boyle, qui est apparu à l’écran moins de trois minutes, vêtu d’une combinaison de détenu orange.

Après avoir dit « bonjour » au juge, au début de sa courte comparution, M. Boyle n’a pas prononcé un mot.

Arrêté à Ottawa le 1er janvier, l’homme de 34 ans avait comparu une première fois par vidéoconférence deux jours plus tard. Sa cause avait alors été reportée à ce lundi.

La Couronne ne s’est pas opposée à ce nouveau report des procédures, mais a réclamé en revanche que les procédures préliminaires débutent. Joshua Boyle fait face à des accusations d’agression sexuelle, de voies de fait et de séquestration, de même que de menaces de mort, d’avoir « administré une substance délétère », et d’avoir induit la police en erreur.

Un interdit de publication empêche de divulguer des informations qui pourraient permettre d’identifier les victimes ou les témoins dans cette affaire.

M. Boyle et sa femme, Caitlan Coleman, qui est d’origine américaine, ont été enlevés en Afghanistan en 2012 alors qu’elle était enceinte. Ils ont été relâchés en octobre dernier avec leurs trois jeunes enfants, tous nés en captivité.

Les gestes reprochés à Joshua Boyle auraient été commis entre leur retour au pays, mi-octobre, et le 30 décembre dernier. Les accusations n’ont pas été prouvées en cour.