Chantier de Côte-des-Neiges: les mosquées n’ont rien demandé, confirme la CCQ

La mosquée Baitul-Mukarram, dans le quartier Côte-des-Neiges
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La mosquée Baitul-Mukarram, dans le quartier Côte-des-Neiges

L’enquête de la Commission de la construction (CCQ) a confirmé jeudi que les mosquées de Côte-des-Neiges n’avaient pas demandé aux responsables du chantier qui les voisine d’exclure les femmes, comme le révélait un reportage plus tôt cette semaine.

« Il n’y a aucune indication, aucun témoignage, aucun élément qui nous permettrait d’affirmer que les mosquées sont les instances qui auraient commandé ce genre d’aménagements », a affirmé la présidente de la CCQ, Diane Lemieux, jeudi après-midi.

La ministre du Travail, Dominique Vien, a quant à elle souligné que les gens qui comptaient dénoncer les rumeurs de discrimination lors d’une manifestation vendredi se basaient sur des informations non fondées.

« Je demande d’être excessivement prudent, a-t-elle dit. Il n’y aurait pas de fondements qui pourraient justifier de telles manifestations. »

3 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 14 décembre 2017 17 h 37

    La preuve?

    Ne la cherchez pas, elle est introuvable, sinon dans le non-dit. La déclaration de la CCQ ne peut convaincre de rien.

  • Serge Pelletier - Abonné 14 décembre 2017 18 h 27

    Madame Lemieux n'a rien dit de potable

    Madame Diane Lemieux affirme: « Il n’y a aucune indication, aucun témoignage, aucun élément qui nous permettrait d’affirmer que les mosquées sont les instances qui auraient commandé ce genre d’aménagements »...

    Il faut être extrêmement naïf pour croire que des individus, soient-ils musulmans, mettraient par écrit dans un contrat "on ne veut pas de femmes devant notre...". De plus, depuis quand les travaux généraux de voiries et d'électricité en la Ville de Montréal relèvent-ils de particuliers - soient-ils membres d'une mosquée, une église, un sanctuaire de prière quelonque?

    Noter que les deux superviseurs des travaux maintiennent leurs versions: "des personnes de la mosquée ont demandé de...". Noter qu'ils ne disent pas :lui et l'autre boss de la mosquée. Mais bien "des personnes". Or, la mosquée est fréquentée avec accès libre (portes non verrouillées durant le jour) par toute personne désirant y prier (la prière est 5 fois par jour)... Conséquemment n'importe quel individu peut avoir, en sortant ou entrant à cet l'endroit, dit cela aux personnes des chantiers... Comme les personnes du chantier ne connaissaient pas personnellement les "boss des mosquées"... Ben, ça donne ce que cela donne.
    Lors d'un chantier, j'ai personnellement vécu une situation similaire... Un individu s'était fait passé pour moi... J'en ai été informé par téléphone dans les minutes suivantes, car le ti-cail était tombé, dans le groupe de travaileurs qu'il interpellait, sur une travailleuse qui me connaissait... Rien ne dit que cette déplorable situation ne soit pas un cas similaire.

  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné 15 décembre 2017 07 h 16

    Honte à eux.

    Des excuses de TVA seraient appréciées.