De nouveaux agents facilitateurs de changement

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Ici et là au Québec, de nouveaux acteurs du développement collectif émergent et prennent de l’essor. Parmi ceux-ci, l’organisation à but non lucratif Communagir. « On est en soutien à de nombreux acteurs économiques ou culturels, ou encore qui travaillent en environnement. Au fond, notre spécialité, ce sont les projets collectifs, qui impliquent une diversité de parties prenantes », explique Geneviève Chiasson, coordonnatrice générale. Ces projets sont souvent complexes et de grande envergure, mais tous visent à changer la vie des gens.

« On cherche à renforcer la capacité des acteurs à mener des changements durables collectivement et structurants pour une communauté », raconte la coordonnatrice. Pour y arriver, l’organisme s’y prend de trois façons. D’abord, en renforçant les compétences des groupes ainsi que celles des individus qui tiennent un rôle clé dans le projet. Dans un deuxième temps, Communagir va chercher à mettre en place des conditions favorables, tout ce qui permet de faire naître du développement collectif, comme les politiques publiques, la reconnaissance et le financement. « On n’a pas tous les leviers pour intervenir à ce niveau, mais on travaille en influence, en concertation ou en représentation, toujours dans une perspective d’expertise plus que de lobby », ajoute-t-elle. Finalement, l’organisme travaille à l’avancement des connaissances et au partage des expériences. « On est une interface entre la recherche et la pratique. On apporte un point de vue tiré de notre expérience terrain dans les domaines de recherche et, à l’inverse, on utilise la recherche pour faire en sorte de réutiliser le tout sur le terrain », déclare Mme Chiasson.

L’expertise de Communagir ne cesse de croître. Jusqu’à présent, l’organisme a effectué 89 mandats dans 13 régions du Québec, que ce soit dans le domaine de la culture, du social, de l’environnement ou de l’agriculture. « On fait l’analyse et, ensuite, on est proactifs dans le développement de solutions », lance la coordonnatrice.

C’est Communagir qui était le petit génie de la Biennale de développement de Montréal, l’événement visant à permettre de croiser les regards entre le développement social et l’urbanisme. Au parc national du Mont-Mégantic, Communagir a animé la réflexion stratégique menée à la base pour repenser le projet.

« Les gens qui ont envie de faire avancer le Québec sont innovants, il en résulte une hybridation très intéressante. La récente période d’austérité a ravivé une volonté de ne pas se laisser faire », affirme Geneviève Chiasson.

2 commentaires
  • François Genest - Inscrit 9 décembre 2017 13 h 37

    Encore le changement!

    Décidément, le mot est à la mode. Dans un autre article, c'est M. Soucy, vice-président de la Fédération des municipalités du Québec qui se réjouit que les municipalités et les MRC soient enfin des "acteurs de changement".

    Il y a beaucoup de jargon dans cet article-ci. J'ai beau avoir lu, je ne sais toujours pas ce que fait Communagir exactement.

    • Marc Therrien - Abonné 9 décembre 2017 21 h 23

      Plus que jamais, dans ce qui est maintenant appelé le changement durable, le processus devient plus important que le résultat. Dans la gestion du changement, qui est la seule réalité qui ne change pas dans ce monde d'impermanence stable ou d'instabilité permanente, c'est selon, le fait de comprendre pourquoi il faut changer et comment faire pour y arriver devient un atout stratégique important pour l'acteur de changement qui devra expliquer un jour pourquoi il n'a rien accompli de ce qu'il voulait faire ou encore, comment il en est arrivé à se retrouver ailleurs que là où il avait prévu se rendre.

      Marc Therrien