Les pro-armes à feu veulent être inclus dans le débat contre les tueries

Le président d regroupement «Tous contre un registre québécois des armes à feu», Guy Morin
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le président d regroupement «Tous contre un registre québécois des armes à feu», Guy Morin

Neuville — Les propriétaires d’armes à feu détenant un permis souhaitent être inclus dans le débat visant à trouver des solutions pour éviter que d’autres tueries ne surviennent au Québec. Ils estiment que ceux qui font la lutte à l’arme comme telle font fausse route, contribuant ainsi à « un faux sentiment de sécurité ».

C’est ce qui ressort du rassemblement du regroupement « Tous contre un registre québécois des armes à feu » qui s’est déroulé samedi dans une cabane à sucre de Neuville, dans la région de Portneuf.

Selon le président du regroupement, Guy Morin, le constat des gens sur place était surtout qu’il faut intervenir auprès « des gens à risques » présentant des problèmes de santé mentale.

En entrevue à La Presse canadienne, M. Morin a déploré le discours des élus qui, selon lui, cherchent davantage à attirer des votes que de chercher la source du problème, faisant référence aux tueries qui se sont succédé au Québec au fil des ans. Il estime que les mécanismes de contrôle des armes à feu au pays sont adéquats.

Guy Morin soutient qu’une centaine de personnes ont participé à l’événement de samedi. Il a affirmé qu’il s’agissait tous de supporters à la cause de « Tous contre un registre québécois des armes à feu », mais pas nécessairement de membres de son regroupement qui compte plus de 400 personnes.

Le rassemblement était initialement prévu près du monument commémoratif en la mémoire des victimes de la tuerie de l’École Polytechnique, à Montréal. Devant le tollé soulevé, le regroupement a dû changer d’emplacement et a choisi de tenir sa rencontre dans un endroit isolé des grands centres.

M. Morin a reconnu leur maladresse en cherchant à attirer l’attention sur le point de vue des propriétaires d’armes à feu qui s’opposent au registre québécois sur les armes.

Il a précisé qu’aucun contre-manifestant ne s’est présenté à leur rassemblement, qui s’est déroulé sans incident.

2 commentaires
  • Marc Martel - Inscrit 2 décembre 2017 18 h 27

    La seule utilité d'une arme à feu est de tuer.

    Il est impossible de réussir à circonscrire et traiter toutes les personnes souffrant de maladies mentales. Il y en aura toujours qui nous échapperont. Ce qui importe est de réglementer de manière très stricte toute arme à feu afin de minimiser les chances qu'elle se retrouve dans les mains d'une personne déviante. C'est une simple question de bon sens. Mais je doute que les personnes ayant imaginé seulement une seconde de se rassembler près du monument commémoratif des victimes de la tuerie de Polytechnique afin de protester contre un registre des armes à feu soient en mesure de comprendre un tel bon sens.

  • Jacques Patenaude - Abonné 2 décembre 2017 19 h 23

    Ils devraient être invité

    Quand des dirigeants tiennent un discours comme celui qu'on présente il faudrait toujours les inviter à discuter même si on est pas d'accord avec leur position, C'est le début d'une discussion qui ne peut être que positive