20 % du parc de Via Rail sera désuet d’ici 2024

111 wagons et locomotives devront être remplacés graduellement à compter de 2018, et ce, jusqu’en 2024.
Photo: François Pesant Le Devoir 111 wagons et locomotives devront être remplacés graduellement à compter de 2018, et ce, jusqu’en 2024.

D’ici sept ans, 20 % du parc de Via Rail sera mis hors service.

C’est ce que révèle un document signé par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, en réponse à une question du député néodémocrate Robert Aubin.

Via Rail compte 495 wagons et locomotives pour desservir son corridor Québec-Windsor. De ce nombre, 111 devront être remplacés graduellement à compter de 2018, et ce, jusqu’en 2024.

« Dans ce type de projet, 2024, c’est demain matin », signale le porte-parole néodémocrate en matière de transport, Robert Aubin.

« Et encore plus criant, les services qui sont offerts dans le corridor Québec-Windsor pourraient être les plus affectés dès 2020 parce que c’est là qu’on trouve une plus grande concentration des locomotives et wagons. »

Ces wagons et locomotives du transporteur ferroviaire ont en moyenne plus de 40 ans, alors que leur durée de vie devrait varier entre 25 et 30 ans.

Il y a près d’un an, la société d’État tirait la sonnette d’alarme. Elle écrivait dans un rapport remis au ministre Garneau qu’elle nécessitait une restructuration majeure, sans quoi elle ne serait plus en mesure de remplir son mandat.

Le gouvernement avait pris acte de ce cri du coeur et fourni 7,7 millions à Via Rail pour des études sur le renouvellement de son parc et l’amélioration de la sécurité aux passages à niveau et dans les gares.

Le renouvellement des wagons et des locomotives du transporteur dans le cadre de son projet de train à grande fréquence coûterait 1,5 milliard. Ce projet prévoit l’aménagement d’une voie réservée aux trains de passagers dans le corridor Québec-Windsor.

Via Rail doit présentement partager la voie ferrée du CN utilisée principalement pour le fret. Les trains de marchandises ont ainsi préséance sur les trains de passagers, ce qui a un impact négatif sur la fiabilité du service de la société d’État.

Robert Aubin appelle le ministre Garneau à prendre une décision, d’autant plus que l’usage du train pourrait aider le Canada à réduire ses émissions de gaz à effet de serre comme il s’est engagé à le faire dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat.