Début des classes pour les enfants des demandeurs d’asile

Le Stade olympique a relogé ailleurs ses 86 derniers pensionnaires mardi.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le Stade olympique a relogé ailleurs ses 86 derniers pensionnaires mardi.

Les enfants des demandeurs d’asile arrivés en grand nombre au cours de l’été seront scolarisés, même s’ils sont encore hébergés dans les sites temporaires.

Des ateliers de mathématiques, de lecture et de francisation sont en effet offerts depuis mardi dans les centres d’hébergement pour les quelque 400 enfants de 4 à 18 ans qui y résident. Les enfants d’âge scolaire dont les familles n’ont toujours pas trouvé de logement même après quatre semaines seront aussi scolarisés, mais doivent s’inscrire à l’une des écoles du secteur de leur centre d’hébergement. C’est une mesure « exceptionnelle », précise le ministère de l’Éducation, qui finance toutes ces activités de scolarisation.

À l’intérieur des centres, à raison de 4 heures par jour (2 h le matin et 2 h l’après-midi), les enfants auront droit à des animations en français autour de livres de littérature jeunesse, des cercles de discussion, des ateliers de motricité fine et des activités culturelles et sportives. « En vue de leur intégration prochaine à l’école, les activités éducatives visent notamment le développement et/ou la consolidation de leurs compétences en français et, plus largement, des compétences en littératie et en numératie », a précisé le ministère de l’Éducation dans un courriel au Devoir.

Ces activités éducatives sont offertes par des organismes communautaires partenaires des commissions scolaires, qui s’occupent d’embaucher le personnel qualifié et de fournir le matériel nécessaire. En collaboration avec les commissions scolaires impliquées, un comité pédagogique, dont le mandat est de concevoir et de planifier la distribution de matériel pédagogique et de former les animateurs, a également été mis sur pied.

Une durée indéterminée

Jusqu’à quand ces activités seront-elles offertes ? Le ministère n’a pas su répondre à la question mais rappelle que sa priorité est de scolariser les jeunes dans les établissements scolaires et non dans les centres. Généralement, dès qu’une famille reçoit un chèque d’aide financière de dernier recours, elle est invitée à partir du site d’hébergement temporaire.

Bon nombre de familles l’ont fait depuis quelques semaines et, selon le ministère, « plusieurs centaines d’enfants » de demandeurs d’asile sont déjà inscrits dans l’une des six commissions scolaires francophones de la grande région montréalaise, incluant les commissions scolaires de Laval et Marie-Victorin, sur la Rive-Sud.

Il reste actuellement 11 centres d’hébergement temporaires pour les demandeurs d’asile, depuis que le Stade olympique a relogé ailleurs ses 86 pensionnaires mardi.

1 commentaire
  • Philippe Hébert - Inscrit 6 septembre 2017 08 h 36

    On apprenait la semaine dernière que la CSDM manquait de professeur...

    On apprend depuis au moins 2 ans que les écoles de la CSDM sont surpeuplés.

    On apprend depuis au moins 5 ans que les écoles de la CSDM sont en décripitudes avancées.

    On a également vu par le passé le gouvernement du Québec intervenir pour empêcher les commissions scolaires d'augmenter la taxe scolaire afin de combler des déficits opérationnels et de maintenir leurs services.

    Un moment donné, qu'est-ce qu'on veut?

    On ne veut pas payer, mais on veut accueillir toute la planète pour se donner une bonne image/conscience sociale de bon petit peuple?

    On a pas finit de s'endetter collectivement.