Pont Champlain: un lanceur d’alerte sera sanctionné par l’Ordre des ingénieurs

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

Un ingénieur qui a avisé un journaliste des dommages à la structure du pont Champlain avant de les mentionner à son employeur s’est reconnu coupable d’avoir enfreint les règles de confidentialité gouvernant sa profession. Des documents d’une audience devant le comité disciplinaire de l’Ordre des ingénieurs du Québec, à la mi-août, indiquent que Jean-Claude Gilbert a donné à ICI Radio-Canada les détails et une vidéo d’un joint de dilatation du pont qui était abîmé, en mai 2013. Il affirme qu’il l’a fait parce qu’il s’inquiétait de la sécurité des automobilistes. Son ancien employeur, une firme d’ingénierie qui avait le contrat d’inspection du pont, a déposé une plainte l’accusant d’avoir divulgué de l’information confidentielle. M. Gilbert, qui dirigeait l’équipe d’inspection, attend maintenant de savoir quelle sanction lui sera imposée. Les avocats se sont entendus sur une recommandation conjointe, soit une amende de 5000 $ en plus des frais, mais M. Gilbert a dit au comité qu’il espérait ne pas avoir à payer les frais. Une porte-parole de l’Ordre des ingénieurs a précisé que le comité disciplinaire rendait généralement une décision à l’intérieur de 90 jours.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 2 septembre 2017 10 h 16

    Confidentiel ?

    Le pont est public, il nous appartient à nous, pas à cette firme d'ingénieurs. Je reconnais que M. Gilbert aurait normalement dû informer d'abord ses patrons, mais craignait-il que ceux-ci camouflent l'affaire, au détriment de la sécurité du public?