Agression sur le mont Royal: traitement psychiatrique forcé pour l'accusé

La prochaine audience de M. Therrien est prévue le 23 octobre, après qu’il ait complété ses 60 jours de traitement.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La prochaine audience de M. Therrien est prévue le 23 octobre, après qu’il ait complété ses 60 jours de traitement.

L’homme qui aurait poignardé sans raison un marcheur sur le mont Royal le 7 août dernier sera forcé de suivre un traitement psychiatrique pour être apte à subir son procès.

Jeudi, Alexandre St-Onge, juge de la Cour du Québec, a ordonné à Jean Therrien de subir un traitement à l’institut Philippe-Pinel à la suite du témoignage du psychiatre Louis Morissette qui a évalué son état de santé.

L’homme de 47 ans est accusé de tentative de meurtre. Le soir du 7 août, M. Therrien aurait aveuglé un père et son fils avec une lampe de poche. Il aurait ensuite poignardé le père de famille, Louis Bourque, qui a subi de graves blessures. L’agresseur, qui n’a pas de domicile fixe, a été appréhendé par les policiers le lendemain de l’attaque à la suite d’une battue effectuée par les policiers de Montréal.

Le témoignage de M. Morissette s’est déroulé à huis clos, mais le juge St-Onge en a fait un résumé à la reprise de l’audience.

Le psychiatre a expliqué que M. Therrien souffre d’un complexe de persécution qui le fait délirer. Selon le spécialiste, ce trouble peut être traité pour permettre à l’accusé d’être apte à subir son procès. Il a également souligné que M. Therrien a déjà subi des traitements pour ce trouble en 2014 et en 2015.

Le juge St-Onge a expliqué que pour ordonner un traitement à un accusé qui s’y oppose, la Cour doit s’assurer de critères à respecter, notamment celui-ci ne doit pas constituer un risque disproportionné.

Me Sandra Tremblay, qui a été mandatée par la Cour pour représenter M. Therrien, ne s’est pas opposée à l’ordonnance de traitement, puisqu’elle a indiqué que celle-ci respectait ses droits.

Lors de précédentes audiences, M. Therrien avait dit vouloir se représenter seul. Toutefois, le Code criminel prévoit l’imposition d’un avocat à un accusé dont on soupçonne que l’état de santé ne lui permet pas de consentir à des procédures.

La prochaine audience de M. Therrien est prévue le 23 octobre, après qu’il ait complété ses 60 jours de traitement.