Agression sur le mont Royal: l’accusé refuse des traitements pour être apte à subir son procès

Jean Therrien a été appréhendé par les policiers au lendemain des faits à la suite d’une battue effectuée par les policiers de Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jean Therrien a été appréhendé par les policiers au lendemain des faits à la suite d’une battue effectuée par les policiers de Montréal.

L’homme qui aurait poignardé sans raison un marcheur sur le mont Royal s’oppose à subir un traitement psychiatrique pour être apte à subir son procès.

Jean Therrien, qui est accusé de tentative de meurtre, était de retour mardi devant le juge Alexandre St-Onge de la Cour du Québec.

L’homme de 47 ans avait été envoyé en évaluation psychiatrique à l’Institut Philippe-Pinel la semaine dernière à la suite de sa comparution.

Mardi, le juge a indiqué que le rapport d’évaluation conclut que M. Therrien n’est actuellement pas apte à subir son procès.

Le soir du 7 août, M. Therrien aurait aveuglé un père et son fils avec une lampe de poche. Il aurait ensuite poignardé le père de famille, Jean Bourque, qui a subi de graves blessures. L’agresseur, qui n’a pas de domicile fixe, a été appréhendé par les policiers le lendemain de l’attaque à la suite d’une battue effectuée par les policiers de Montréal.

À plusieurs moments durant l’audience, M. Therrien a tenu des propos décousus. « Je suis apte à me représenter seul. Je demande l’arrêt des procédures et l’arrêt du procès », a-t-il notamment fait valoir mentionnant que ces procédures sont un « complot » contre lui.

Lorsque l’avocate de la Couronne, Me Caroline Larouche, a indiqué vouloir imposer un traitement psychiatrique de 60 jours à M. Therrien, celui-ci s’est levé de son siège pour indiquer qu’il s’y opposait.

« Un traitement forcé, c’est une procédure qui est intrusive. Chaque personne a le droit de décider si elle veut recevoir ou non des traitements », a expliqué Me Sandra Tremblay, qui a été mandatée par la Cour pour représenter M. Therrien.

Le Code criminel prévoit l’imposition d’un avocat à un accusé dont on soupçonne que l’état de santé ne lui permet pas de consentir à des procédures.

L’avocate n’a toutefois pas eu l’occasion de s’entretenir avec lui, puisqu’il refuse de la rencontrer. « Mon travail actuel en est surtout un de préservation des droits », a-t-elle expliqué.

M. Therrien sera détenu à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’au 24 août, date à laquelle un psychiatre viendra témoigner de son état de santé et des traitements nécessaires.