Les accusations de maltraitance portées contre Marineland sont abandonnées

Le parc animalier avait d’abord été accusée, à la fin de 2016, de cinq chefs de cruauté envers un animal, liés au mauvais traitement présumé envers un paon, des pintades et des ours noirs.
Photo: Valery Hache Agence France-Presse Le parc animalier avait d’abord été accusée, à la fin de 2016, de cinq chefs de cruauté envers un animal, liés au mauvais traitement présumé envers un paon, des pintades et des ours noirs.

La Couronne a abandonné jeudi les onze accusations de maltraitance portées par la SPCA contre le parc animalier Marineland, de Niagara Falls, en Ontario, estimant que les « chances raisonnables » de succès au procès étaient trop minces.

Lors d’une brève audience, jeudi matin, la Couronne a indiqué qu’elle aurait pu procéder sur trois des chefs d’accusation — concernant le mauvais traitement d’un paon, de pintades et d’un cerf —, mais elle ne croyait plus que l’intérêt du public serait assuré, compte tenu de la faiblesse du dossier et des frais afférents. La Couronne disposait de preuves circonstancielles (photos, vidéos) mais pas de preuves directes, comme des examens vétérinaires indépendants et concluants.

Surveillance

Le procureur Stephen Galbraith a indiqué au tribunal qu’il avait plutôt proposé une solution qui prévoit la surveillance externe et indépendante du zoo et du parc d’attractions.

Les onze chefs d’accusation avaient été portés à la suite d’une enquête de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l’Ontario, amorcée en novembre à la suite de la plainte d’un groupe californien de défense des droits des animaux, Last Chance for Animals.

Marineland avait d’abord été accusée, à la fin de 2016, de cinq chefs de cruauté envers un animal, liés au mauvais traitement présumé envers un paon, des pintades et des ours noirs. En janvier, la SPCA a déposé six nouveaux chefs liés au traitement réservé à un wapiti, à un cerf et à un daim.

Les inspecteurs de la SPCA sont responsables de faire appliquer les dispositions du Code criminel et des lois provinciales portant sur la maltraitance envers les animaux.