La criminalité au Québec et au Canada

La criminalité au Canada est en très faible hausse, d’après les nouvelles données publiées lundi par Statistique Canada.

Le rapport indique que l’indice de gravité de la criminalité (IGC) déclarée par la police a augmenté de 1 % en 2016, constituant une seconde augmentation consécutive depuis 2015 et la deuxième depuis 2006. L’indice est toutefois 29 % plus bas qu’il l’était dix ans auparavant.

L’indice de gravité de la criminalité prend en compte la gravité et le volume des crimes déclarés par la police au Canada. Établi à 100 à l’année de référence de 2006, il permet de constater si les infractions commises ont été plus ou moins graves à travers le temps.

La majeure partie de l’augmentation de cet indice au Canada a été causée par une hausse de cas de fraude à l’échelle du pays, s’inscrivant parmi les crimes contre les biens.

Par ailleurs, le nombre de crimes violents a diminué. Statistique Canada note cependant une hausse de certains crimes violents en 2016, à savoir, entre autres, « les infractions sexuelles contre les enfants (+30 %), les infractions causant la mort autres que l'homicide (+14 %), [et] les infractions relativement récentes liées à la marchandisation des activités sexuelles (+11 %) », indiquait le rapport. Il est important de noter que le projet de loi C-26 sur le renforcement des peines pour les prédateurs d'enfants, instauré en juillet 2015, a pu jouer un rôle dans l’augmentation des infractions sexuelles contre les enfants.

Le Québec, quant à lui, se porte mieux que le reste du Canada. L’IGC a diminué de 3 % entre 2015 et 2016, et la province a enregistré le plus bas taux de criminalité au pays, s’élevant à 3247 crimes déclarés par tranche de 100 000 habitants.

Les villes québécoises affichent les mêmes résultats encourageants. Québec est la région métropolitaine de recensement (RMR) ayant le plus faible IGC au pays, à 45,2. Trois-Rivières se classe en quatrième place et a aussi connu une diminution de son IGC, tout comme Montréal.