Les 38 grands voiliers poursuivent leur route

Le «Alexander von Humboldt II», lors d’un dernier moment dans le port de Québec, dimanche
Photo: Alice Chiche Agence France-Presse Le «Alexander von Humboldt II», lors d’un dernier moment dans le port de Québec, dimanche

Les 38 grands voiliers participant au Rendez-vous 2017 ont quitté la ville de Québec, dimanche matin, pour reprendre la route du fleuve Saint-Laurent et terminer leur course. Ils faisaient escale dans la capitale québécoise depuis le 18 juillet dernier, pour marquer le 150e de la Confédération canadienne.

Des milliers de personnes se sont pressées sur les deux bords du fleuve tôt dans la journée, envahissant rapidement la promenade Samuel-De Champlain à Québec et le quai Paquet du côté de Lévis. Personne ne voulait manquer le départ des bateaux, qui, toutes voiles au vent, leur ont offert toute une parade. « C’était un spectacle fantastique, les voiliers avaient leurs grandes voiles déployées et le public était au rendez-vous, les rives étaient bondées de gens », témoigne le spécialiste de la navigation sur le fleuve, Gilles Jobidon, qui a pu assister à l’événement.

Le départ du Bluenose II a mis fin au défilé sur le fleuve autour de 9 h 30. Prochaine étape ? La ville d’Halifax, capitale de la Nouvelle-Écosse, où les navires s’arrêteront quelques jours avant de reprendre le large. Ils se dirigeront ensuite vers le port du Havre, en France, pour terminer cette course qui aura duré près de cinq mois.

Gilles Jobidon rappelle que c’est la première fois depuis 1984 que les habitants de Québec et de Lévis peuvent assister à un spectacle rassemblant un si grand nombre de voiliers.

Rappelons qu’à l’époque, une première parade de grands voiliers avait été organisée pour souligner le 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier au Canada. Le 19 août 1984, près de 60 navires ont ainsi quitté le port de Québec pour faire la traversée effectuée par ce personnage historique, mais dans le sens inverse.

Comparant les deux événements — qui se sont déroulés à 33 années d’intervalle — M. Jobidon estime le Rendez-vous 2017 « largement supérieur » à celui de l’époque.

Les attentes étaient surtout moins élevées cette fois-ci, selon lui. « En 1984, on prévoyait tellement de monde qu’on avait dit aux gens qu’il faudrait se stationner à Drummondville. Ça les a apeurés, et ça s’est ressenti sur la popularité de l’événement », raconte-t-il. Historiquement, Québec 84 est en effet reconnu pour avoir été un vrai fiasco, attirant peu de visiteurs étrangers.

Toute une expérience

Aux yeux du spécialiste, cette course de cinq mois sur les eaux est une bonne formation pour les jeunes qui souhaiteraient travailler sur un voilier.

Plusieurs de ces bateaux sont des navires militaires voués à la formation des membres de la marine nationale de différents pays, souligne M. Jobidon. Les autres appartiennent à des entreprises privées ou des fondations.

Mais c’est aussi une « formation personnelle », qui leur permet de se dépasser et de « se prouver qu’ils sont capables de participer à une telle expérience », ajoute-t-il.

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