Manifestation de soutien aux travailleurs agricoles

Des travailleurs temporaires et des militants ont pris part à un rassemblement sur le parvis de l’oratoire Saint-Joseph en après-midi, dimanche.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Des travailleurs temporaires et des militants ont pris part à un rassemblement sur le parvis de l’oratoire Saint-Joseph en après-midi, dimanche.

Un groupe de travailleurs étrangers temporaires et des militants se portant à leur défense déplorent des violations largement répandues des droits des travailleurs agricoles.

Environ une vingtaine de travailleurs et de militants se sont rassemblés, dimanche après-midi, devant l’oratoire Saint-Joseph, à Montréal, pour défendre leur cause.

Un travailleur du Guatemala a soutenu avoir obtenu finalement une somme inférieure au salaire minimum pour son travail dans un poulailler, puisque son transport n’était pas payé.

Par l’entremise d’un interprète, Henry Aguirre a ajouté qu’il ne pouvait pas comprendre les modalités de son permis de travail étant donné qu’il était rédigé entièrement en français.

Les militants ont affirmé que les travailleurs devraient se voir accorder une résidence permanente ou des permis de travail ouverts afin qu’ils ne soient pas restreints à un seul employeur.

Améliorations attendues

Le gouvernement fédéral a déjà dit qu’il instaurerait de nouvelles mesures pour améliorer les conditions de travail des travailleurs étrangers, notamment en augmentant les inspections et en accentuant les efforts pour informer les travailleurs de leurs droits.

Concernant les permis de travail « fermés », Viviana Medina, organisatrice communautaire au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, a affirmé que cela expose les travailleurs à « de mauvaises conditions de travail, à du harcèlement ». « Le travailleur accidenté est rapatrié le lendemain, celui qui se plaint est rapatrié », a-t-elle soutenu, disant que les employeurs uniques ont tous les pouvoirs et s’exposent à des « amendes ridicules » pour des infractions.

Photo: Pedro Ruiz Le Devoir