Le Québec ne fait pas figure d’exception quant aux cimetières musulmans

Un monument dans la section musulmane du cimetière municipal de Thiais, au sud de Paris, en France.
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse Un monument dans la section musulmane du cimetière municipal de Thiais, au sud de Paris, en France.

Une ville. Communauté musulmane cherche terrain pour projet de cimetière. Une fronde d’opposition est menée. Des citoyens craignent de voir l’endroit devenir une « enclave », un « ghetto », de voir leurs enfants influencés, de voir débarquer « l’islam radical ». L’association musulmane locale doit préciser que les corps seront enterrés dans des cercueils et que les lois seront respectées.

Ce cas est celui de Farmersville, une municipalité de 3500 habitants à 80 kilomètres de Dallas, au Texas. Un projet de cimetière musulman a dû y être mis en veille en juillet 2015.

Avril 2016. La scène se répète à Dudley, au Massachusetts. Lors d’une réunion, un résidant de la petite localité dit craindre la « musique de fou », comme l’appel à la prière.

Walpole au Massachusetts, Carlisle en Pennsylvanie, Grasse en France, Toronto, Saint-Apollinaire : d’un bout à l’autre de l’Occident, les opposants aux cimetières musulmans agitent les mêmes spectres. « On entend la même narration dans plusieurs cas », reconnaît Chedly Belkhodja, directeur de l’École des affaires publiques et communautaires à l’Université Concordia.

En menant une enquête comparative entre plusieurs villes de taille moyenne au Canada, il a néanmoins découvert des endroits où « le climat est beaucoup plus apaisé ».

Par exemple la ville de London, en Ontario : « C’est l’une des plus anciennes communautés au Canada, très présente et historique. Ils ont réussi à développer tous les services. » La communauté y est bien implantée, au point où le rapatriement des corps dans les pays d’origine « ne semble plus dans leur logique », expose M. Belkhodja. Cette pratique est pour l’instant la plus courante au Québec.

Tout n’est « pas rose », ajoute-t-il, faisant référence à un incident raciste contre une femme portant le hidjab en 2016. « Mais la plus grosse différence [entre les villes] était le sentiment d’appartenance. »

Ce sentiment est d’ailleurs déterminant dans le choix d’un endroit pour être enterré. Atmane Aggoun, un sociologue français, fait des « carrés musulmans » l’enjeu ultime de l’intégration en France. « S’intégrer, c’est aussi exister en tant que mort », écrit-il sur des tribunes publiques.

Mais comment concilier les convictions religieuses et le sentiment d’appartenance quand, « même morts, ils ne veulent pas de nous ? »

Les musulmans de France

Les musulmans français peinent en effet à trouver des endroits disponibles où leurs êtres chers reposeront en paix. Malgré une interdiction générale établie en 1881, il existe en France deux cimetières musulmans, dont probablement l’un des plus anciens en Occident, créé en 1934 à Bobigny. Le second a pu être autorisé par Strasbourg à cause d’une particularité du droit local.

Les musulmans de France se rabattent donc sur les « carrés confessionnels », c’est-à-dire des espaces au sein de cimetières existants, à l’instar des 3000 places réservées au cimetière Magnus Poirier, à Laval.

Or, « les demandes pour des carrés musulmans sont devenues des sources de conflits », note Yannick Boucher, chargé de cours au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

Les élus locaux se réfugient parfois derrière le manque d’espace pour éviter d’accommoder les communautés musulmanes. Au point où le ministre de l’Intérieur est intervenu à plusieurs reprises pour encourager les maires à aménager de tels espaces.

Cette obstruction tranquille, souvent de la part de pouvoirs locaux, s’est également vue à Toronto. La Corporation musulmane des cimetières verts (Muslim Green Cemeteries Corporation) a attendu plus de trois ans pour obtenir la permission de développer une nouvelle section dans le cimetière juif inutilisé qu’elle venait d’acquérir, écrit au Devoir son président, Helmi A. Rahman.

Un scénario d’obstacles indirects qui concerne également la communauté de Sherbrooke. Abdelilah Hamdache, président de l’Institut des mondes arabes et musulmans de l’Estrie, a affirmé publiquement avoir du mal à acquérir un terrain pour son projet.

Limites financières

Les carrés musulmans se sont aussi multipliés en Grande-Bretagne, même si les cimetières exclusifs — et confessionnels — y sont permis, contrairement à la France. Les cimetières municipaux ont su s’adapter aux demandes des communautés musulmanes, conclut le chercheur Yannick Boucher.

C’est que l’achat, l’aménagement et l’entretien d’un terrain sont dispendieux. Les communautés dispersées, comme celle de Saguenay, ont du mal à trouver les fonds pour entreprendre ces grands projets, insiste Mustapha Elayoubi, président de l’Association islamique du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Il n’y a que quelques centaines de personnes, en majorité de jeunes familles et des étudiants », dit-il en rappelant ses « problèmes techniques urgents » avec le bâtiment déjà possédé par son association.

Même son de cloche à Ottawa, où un projet de cimetière musulman s’est concrétisé en 2012. Trouver les fonds et le terrain appropriés, tant du point de vue du zonage que des conditions de sol, a pris plusieurs années, note Abu Nazir, président du Cimetière musulman d’Ottawa aujourd’hui.

Au sud de la frontière, les lois divergent d’un État à l’autre, observe Ibrahim Hooper, porte-parole du Conseil des relations américano-islamiques. Il se veut rassurant : « Les Canadiens ne sont ni mieux ni pires que les Américains. Partout où quelque chose a à voir avec l’islam, il y a de l’opposition, parfois grave, parfois moins virulente. Même si on voulait ouvrir un kiosque musulman de crème glacée, les gens seraient en désaccord ! » croit-il.

Un humour qui réussit à faire passer cette allergie à la religion, soupire avec ses mots Zarqa Nawaz. Auteure de la télésérie La petite mosquée dans la prairie, elle écrivait cette semaine dans The Globe and Mail : « Si j’étais un bigot, le seul musulman que j’aimerais en serait un mort. Je n’hésiterais donc pas à soutenir un cimetière musulman. » Une réaction antimusulmane qui se répand partout en Occident, pas seulement au Québec, écrit-elle.

Le sentiment reste tout de même que « le débat est souvent plus identitaire au Québec », dit le professeur Belkhodja. Les controverses autour de ces espaces sont une suite logique aux débats sur « la présence de l’étranger », explique-t-il.

Et tant que les Québécois ne se seront pas entendus sur la laïcité de l’État et qu’ils n’auront pas « clarifié le statut du Québec en lien avec les événements passés, nous tergiverserons entre l’ouverture et l’insécurité », renchérit Yannick Boucher. Les débats actuels permettront peut-être d’apprendre à « mourir ensemble ».

33 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 22 juillet 2017 04 h 58

    Tous ensemble...

    Qu'on le veuille ou pas, nous sommes tous frères et soeurs en humanité.
    Sur notre petite planète, la chose n'est d'ailleurs que sans cesse renforcée par la facilité de voyage qui s'y accroit et les durées déplacement qui diminuent.
    Et puisque la réalité nous montre au quotidien que nous avons tant de mal à organiser notre vie en commun tout en respectant les cultures des uns et des autres, pourquoi ne nous ferions nous pas violence personnelle en nous obligeant à se voisinner au quotidien dans la mort ?
    Oui à cohabiter mais surtout, comme par un héritage qui marquerait la fin de notre incapacité à l'avoir fait de notre vivant, à obliger nos descendances mutuelles à cohabiter pacifiquement lorsqu'elles nous "rendent visites" après notre mort...
    Pour notre repos éternel, décidons que la foi, l'athéisme, les confessions diverses ne font jamais de nous rien d'autre que des humains égaux en humanité.
    Quel est donc la Mairesse ou le Maire du Québec qui en avant-garde, aura le courage d'en affirmer le message par une mesure progressiste ?
    Nous avons une occasion en or d'innover sur la scène internationale en matière d'action concrète d'harmonie sociale pluri-confessionnelle, faudra-t-il encore en cette matière comme en trop d'autres, se trouver à la remorque de d'autres sociétés qui s'auto-déterminent toujours comme supérieures à la nôtre en terme d'innovation ?
    Et qui nous enferment politiquement à chaque fois où cela est possible dans l'image de cet archaïsme que nous avons pourtant voulu condamner par notre Révolution Tranquille...
    En somme, serions-nous si prévisible socialement que nous en acceptions tous le défaitisme de la mort ?
    Individuellement comme collectivement...

    Pour ma part en tout cas, depuis longtemps j'ai choisi la vie.
    La vie et le combat que nous avons tous et toutes à mener pour que la mort ne devienne pas le quotidien de nos habitudes confortables.

    Merci de votre lecture.

    • Christiane Gervais - Abonnée 22 juillet 2017 10 h 30

      L'enfer est pavé de bonnes intentions et de bonnes gens qui pratiquent l'aveuglement volontaire.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 22 juillet 2017 16 h 04

      «Pour ma part en tout cas, depuis longtemps j'ai choisi la vie.»

      D'accord avec vous ! Moi aussi je choisis la vie, comme la plupart...Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...Certains pensent que l'essence de la vie est de dominer l'autre par tous les moyens, quitte à l'éliminer au besoin...Tout humain agit selon l'idéologie religieuse, philosophique, théocratique ou politique qui nourrit sa conscience. Bien des idéologies font beaucoup de mal à l'humanité dont celle qui soutient l'islamisme, où la loi du tallion prédomine, celle du darwinisme où c'est la loi du plus apte ou du plus fort qui est professée, le libéralisme où c'est la loi de la concurrence et du libre marché qui fait loi, le ganstérisme où c'est la loi de la prédation qui officie...Tant que la loi du plus fort sera prédominante sous toutes ses formes possible, plusieurs choisiront la mort de l'autre pour se valoriser personnellement ou pour confirmer qu'il détient la grande vérité théologique, philosophique, scientifique ou politique...La vie reste un combat, une dialectique d'affrontement où il y a toujours des perdants et des gagnants...La nature le veut ainsi, malheureusement...Mais rien n'est coulé dans le béton...Il n'en tient qu'à l'humain de changer en mettant en pratique la loi de l'amour...C'est la seule qui libère l'homme de son animalité, de ses tendances diaboliques...Mais cette loi pour être efficiente demande un changement de mentalité...Ce qui exige un effort de tous les instants...C'est la seule loi qui est vraiment évolutive et sanctifiante...Toutes les autres ne sont que des culs de sac sans avenir...

    • Réal Ouellet - Inscrit 23 juillet 2017 18 h 57

      Les musulmans ont refusé un cimetière multiconfessionnel. "Ils incinèrent des corps; on est contre. Ils enterrent des cendres; on est contre." Alors? Qui rejette qui?

    • Yves Côté - Abonné 24 juillet 2017 06 h 05

      Monsieur Ouellet, en République, la loi du peuple souverain impose les choses à tous.
      On ne peut refuser de se faire enterrer là où là que lorsqu'un choix clair est proposé par une législation conséquente; ce qui n'est certainement pas le cas au Québec canadien...
      Encore une fois, nous sommes confrontés à une situation qui nie la souveraineté des Québécois seuls sur leur territoire et pratiques culturelles.
      Que ces Québécois soient musulans, juifs, chrétiens ou athés, contents pas contents, cela n'y change rien : la loi est pour tout le monde et dans la mesure où elle respecte les fondements du pays libre, tout le monde doit s'y conformer.
      S'y conformer en bon voisinnage...

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 22 juillet 2017 05 h 22

    Possible, mais ?!?

    « que « le débat est souvent plus identitaire au Québec », dit le professeur Belkhodja. Les controverses autour de ces espaces sont une suite logique aux débats sur « la présence de l’étranger », » (Sarah R. Champagne, Le Devoir)

    Possible, mais double douceur :

    A En dehors de la quête identitaire visant l’autodétermination de peuple, le présent débat sur ces « espaces », faisant fi de cette quête, relève, plutôt, de la démocratisation politique et sociale de l’environnement (« vivre-mourir ensemble et différent ») susceptible de légitimation, et ;

    B Quant à la « présence de l’étranger », il est d’intérêt de se rappeler qu’elle n’incommode personne au Québec et ne joue aucun rôle particulier dans l’actuel débat, sauf l’arrivée-présence d’une culture « autre » s’intégrant … comme autrement.

    Possible, mais ?!? - 22 juillet 2017 -

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 22 juillet 2017 12 h 47

      En effet, ce n'est pas l’étranger qui dérange, mais le comportement moyen-âgeux en public d’une certaine religion qui se présente de plus en plus comme un système politique cherchant à répandre ses coûtumes et soit-disant obligations divines dans la société civile.

      Dans plusieurs pays comportant une majorité de musulmans, l’Islam intégriste a réussi y installer des gouvernements religieux où la charia a force de loi.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 juillet 2017 05 h 25

      « En effet, ce n'est pas l’étranger qui dérange, mais le comportement moyen-âgeux en public » (Raymond St-Arnaud)

      De ce « comportement … public » envahissant, uniquement de l’islam intégriste ?, il est fascinant d’observer qu’il semble solliciter la participation active d’intérêts sociopolitiques (Commission Bouchard-Taylor, Neutralité et Laïcité de l’État, Consultation sur Discrimination et Racisme Systèmes … .) ; des intérêts qui font bouger ben du monde, sauf ces « silencieux » qui savent, de complicité ou de sagesse autre ?, ce qui est en-train de se vivre au …

      … Québec ! - 23 juillet 2017 -

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 23 juillet 2017 21 h 23

      @M. Saint-Arnaud: le premier paragraphe de votre commentaire résume presqu’à la perfection la problématique qui sévit présentement au Québec. J’aurais presque envie d’en faire un copié-collé et de le reproduire à chaque fois dans le cadre de tout débat entourant la venued’étrangers au Québec, peu importe leur pays ou leur culture d’origine.

      Référence: ''ce n'est pas l’étranger qui dérange, mais le comportement moyen-âgeux en public d’une certaine religion qui se présente de plus en plus comme un système politique cherchant à répandre ses coûtumes et soit-disant obligations divines dans la société civile''

  • Robert Beauchamp - Abonné 22 juillet 2017 06 h 43

    Divergence

    La fin de l'article exprime 2 points divergents:''...suite logique aux débats sur la présence de l'étranger...'' et ''Tant que les Québécois ne se seront pas entendus sur la laïcité de l'état''. Le premier point vers référence à la xénophobie ce dont les Québécois, sous-entendant les Québécois francophones, se font reprocher de façon exagérée. On garde sous silence la xénophobie ou l'ethnocentricité de certaines communautés gettoïsées ou non. On ne sait plus où se loger lorsque l'on entend:''l'ouverture traditionnelle des Québécois.'' Par contre, il semble y avoir davantage concensus sur l'aspect de la laïcité ou de la non-confessionnalité de nos institutions. Les Québécois ont évolué vers la sortie de la religion de l'espace public et se sentent en porte-à-faux lorsque confrontés à une entrée de diverses religions dans l'espace public, d'avis qu'ils sont également que cet aspect favorise la guettoïsation. Les Québécois vivent difficilement lorsque la cour suprême accentue le sentiment de rejet de leur évolution sur la laïcité par certaines décisions comme par exemple la décision sur le kirpan. Interdit en avion, interdit en cour de justice, mais doit être accepté à l'école. Un autre point et non le moindre, les Québécois sont inquiétés par le fait de la radicalisation et se demandent par qui sont financées les mosquées: Par les adhérents et usagers?, Par des organismes financés par l'Arabie saoudite ou autre? Ou directement par certains états, et si c'est le cas que viennent-ils faire dans cette galère? Des réponses s'imposent.

    • Yves Côté - Abonné 22 juillet 2017 12 h 36

      Monsieur Beauchamp, puisqu'il faut parfois mettre les points sur les "zi" pour donner à tous d'avoir l'heure juste, la laïcité n'a jamais été l'élimination des religions de la sphère publique.
      La laïcité, c'est la garantie annoncée que donne un Etat du traitement objectif égalitaire qu'il fera et fait de toutes convictions personnelles religieuses ou athées.
      Ce que vous proposez me semble bien être une primauté d'expression réservé à l'athéisme.
      Ce qui n'est certainement pas de la laïcité, puisque ce "projet" n'accepte en expression libre et ouverte que celle-ci...
      Merci de votre lecture, Monsieur.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 23 juillet 2017 09 h 58

      M.. Coté, il y a plusieurs formes de laïcité. Celle dont vous parlez est sûrement la laïcité ''ouverte''. Celle préconisée par le Parti Libéral du Québec, par Québec Solidaire et Bouchard-Taylor.

      Cette laïcité est celle des accomodements raisonnables et de ses pratiques permises dans les institutions publiques ( hôpitaux, cour de justice, policier, écoles, C.P.E., etc).

      Le Parti Libéral du Québec a été bien clair sur la laïcité ouverte, c'est ''la liberté totale en matière de signes religieux, tant que le visage demeure découvert''.

      Moi je suis en accord avec la laïcité dont parle M. Beauchamp. Elle est appelée laïcité civique. C'est l'approche laïque du P.Q. Ses valeurs sont basées sur la sécularisation de la société, la laïcisation des institutions ( nommées plus haut ) et l'égalité des sexes.

      Donc les accomodements raisonnables religieux n'ont pas leur place. Pourquoi? Parce que ces accomodements raisonnables représentent un militantisme passif. Un symbole religieux est une identification idéologique qui se trouve à faire un genre de ''publicité'' dans les espaces institutionnels québécois.

      Le vêtement religieux, au travail par exemple, va placer les valeurs religieuses du policier au-dessus de sa fonction de policier. Même les employés de McDonald et Tim Horton portent un uniforme neutre.

      De plus certains vêtements religieux peuvent signifier un statut social ou même une hiérarchie ( inégalité des sexes ).

      Comme vous voyez ce n'est pas '' une primauté d'expression réservé à l'athéisme '' comme vous dites M. Coté, mais bel et bien replacer le religieux dans la sphère intime et dans les lieux de culte.

      Tu peux te promener sur la rue avec tes symboles religieux, mais pas dans les institutions de l'état. Mais entre vous et moi, pourquoi ce besoin de montrer à tous que je suis catholique, musulman, juif, sikh.

  • Jean Lapointe - Abonné 22 juillet 2017 06 h 51

    Journalisme ou propagande?

    «Un humour qui réussit à faire passer cette allergie à la religion, soupire avec ses mots Zarqa Nawaz.» (Sarah R. Champagne)

    Et si c'était autre chose qu'une allergie madame Champagne?

    Et si les opposants avaient de bonnes raisons de craindre un certain nombre de choses?

    On dirait que madame Champagne a pris parti sans réserve pour les musulmans dont elle parle et qu' elle rejette complètement le point de vue des opposants sans les prendre en considération comme s'ils étaient nécessairement dans l'erreur.

    Est-ce du journalisme ou de la propagande madame Champagne que vous faites ?

  • Dominique Roy - Abonnée 22 juillet 2017 06 h 54

    Et ils ont raison de se méfier. Les musulmans confondent le ''vivre ensemble'' et le ''vivre entre eux''.

    • Raymond Labelle - Abonné 22 juillet 2017 16 h 52

      "Les musulmans confondent le ''vivre ensemble'' et le ''vivre entre eux''.

      Tous pareils, surtout certains...


      Plus sérieusement, les phrases globalisantes ne devraient être utilisées qu'avec une extrême prudence: "les musulmans", "les Anglais", "les Québécois", etc.

      À l'intérieur de chacun de ces groupes, il y a beaucoup de sous-groupes et de variations individuelles. De plus, il n'est pas toujours si clair qu'une désignation comme groupe ou sous-groupe corresponde au réel ou dans quelle mesure c'est le cas si ça l'est.