Le Montréalais accusé d’avoir poignardé un policier restera en prison

<p>Amor Ftouhi, d’origine tunisienne, aurait crié <em>« Dieu est grand »</em> avant de poignarder l’agent Jeff Neville à la gorge, le 21 juin. </p>
Photo: FBI / Associated Press

Amor Ftouhi, d’origine tunisienne, aurait crié « Dieu est grand » avant de poignarder l’agent Jeff Neville à la gorge, le 21 juin. 

Flint — Le Montréalais Amor Ftouhi, accusé d’avoir poignardé un policier à l’aéroport de Flint, au Michigan, la semaine dernière, devra demeurer derrière les barreaux pendant la suite des procédures judiciaires.
 

L’audience sur remise en liberté d’Amor Ftouhi a eu lieu en matinée, mercredi. Son avocate, Joan Morgan, ne s’est pas opposée à la demande des procureurs qui ont réclamé que le suspect reste en prison.
 

Me Morgan a déclaré à la juge Stéphanie Dawkins Davis que son client serait maintenu en détention par les autorités américaines d’immigration même s’il obtenait une remise en liberté pendant son procès au criminel.
 

L’avocate a refusé de répondre aux questions des journalistes à la fin de l’audience.
 

Pendant sa comparution, Amor Ftouhi portait un masque médical sur sa bouche. Il a murmuré quelques mots en entrant dans la salle d’audience où la sécurité était renforcée. Aucun membre de sa famille n’était présent pour l’audience.
 

L’homme de 49 ans, d’origine tunisienne, aurait crié « Dieu est grand » avant de poignarder l’agent Jeff Neville à la gorge, le 21 juin. Le policer a eu la vie sauve et a quitté l’hôpital lundi.
 

Le FBI a révélé qu’Amor Ftouhi a passé la frontière américaine cinq jours avant de commettre l’attaque. Il a acheté son arme — un couteau — pendant son séjour aux États-Unis. Les autorités américaines ont révélé la semaine dernière qu’il a tenté de se procurer une arme à feu, mais sans succès.
 

L’affaire est traitée comme un possible acte de terrorisme.