Québec songe à bonifier le programme d’aide aux sinistrés

Le Parti québécois a invité le gouvernement à réfléchir sur l’augmentation de l’aide prévue pour les sinistrés.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le Parti québécois a invité le gouvernement à réfléchir sur l’augmentation de l’aide prévue pour les sinistrés.

Québec songe à revoir son programme d’aide aux sinistrés offert aux citoyens touchés par les inondations, qui prévoit actuellement un montant maximal de 150 000 $ pour la reconstruction d’une résidence qui est une perte totale, une somme jugée insuffisante par certains.

« Il y a un processus de révision en cours, mais ne nous méprenons pas, il y aura toujours une limite. Par définition, il doit toujours y en avoir une », a indiqué mercredi le premier ministre, Philippe Couillard.

Le programme actuel prévoit entre autres une indemnité maximale de 150 000 $ pour les sinistrés dont la résidence devra être démolie puis reconstruite. La maison doit être leur résidence principale ; s’il s’agit d’un chalet, aucune aide n’est accordée.

Ayant eu à composer avec ce programme, plusieurs sinistrés des inondations de 2011 dans le Haut-Richelieu préviennent que les sommes prévues doivent être bonifiées. « Ce n’est pas assez. On a vu des gens préférer partir plutôt que reconstruire parce qu’ils y perdaient trop », fait valoir Michel Alexandre, un résidant de Saint-Blaise-sur-Richelieu.

Au ministère de la Sécurité publique, on souligne que des sommes sont aussi prévues pour ceux qui ont eu recours à l’hébergement temporaire, ceux qui ont pris des mesures préventives, telles que la pose de sacs de sable ou l’utilisation d’une pompe, et ceux dont les meubles ont été endommagés.

« Il s’agit d’un programme de dernier recours qui est complémentaire à tout ce qui n’est pas couvert par une assurance. Il indemnise les sinistrés pour les choses qui sont essentielles à leurs besoins », explique Olivier Cantin, relationniste au ministère.

Le Parti québécois a invité le gouvernement à réfléchir sur l’augmentation de l’aide prévue pour les sinistrés, comme en 2011, lorsqu’on a revu l’indemnité de 100 000 $ à 150 000$ « Il faudra se poser la question, pendant les semaines qui viennent : est-ce que ce plafond est opportun ou est-ce qu’il faut le rediscuter ? » a dit le chef du PQ, Jean-François Lisée.

Mercredi, M. Couillard n’a pas voulu se prononcer sur l’hypothèse d’un nouveau plafond aux indemnités. « J’ai bien constaté la détresse des gens et on va arriver bientôt au moment du retour à la maison. L’angoisse des personnes va augmenter, parce que c’est là qu’on va constater les dégâts, alors oui, on regarde toutes ces questions-là, mais je ne suis pas en mesure de faire d’annonce », a-t-il souligné.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a soutenu mercredi que si l’on voulait éviter les inondations comme celles qui touchent le Québec, il faudrait éviter de reconstruire aux endroits touchés par des catastrophes. Lors d’une prochaine rencontre avec ses homologues des provinces et territoires, le ministre entend parler des enjeux de reconstruction.

1 commentaire
  • François St-Pierre - Abonné 11 mai 2017 13 h 03

    D'où vient cette obligation d'indemniser les victimes d'inondations?

    L'État serait-il devenu assureur? Si oui, pourquoi n'indemnise-t-il pas également les victimes d'incendies?