Inondations: portraits de la situation

1 Ahuntsic-Cartierville | Des tracteurs transportaient des résidents d’Ahuntsic-Cartierville pour éviter qu’ils marchent dans les rues inondées. Annik MH de Carufel Le Devoir
2 Ahuntsic-Cartierville | Des dizaines de résidents de la rue Cousineau ont été surpris par la montée des eaux, dimanche, lorsqu'une digue a cédé sous les forts courants de la rivière des Prairies, inondant complètement certaines résidences. Annik MH de Carufel Le Devoir
3 Ahuntsic-Cartierville | Des résidents de la rue Cousineau sont revenus récupérer des effets personnels, lundi, en compagnie des pompiers. Annik MH de Carufel Le Devoir
4 Ahuntsic-Cartierville | Patrick Lalonde a l'impression d'être dans un mauvais rêve. L'homme et son conjoint tentent sans relâche depuis dimanche de limiter les dégâts dans la maison où ils viennent tout juste d'emménager, sur la rue Cousineau. «On avait fait des rénovations, alors on veut essayer de faire le maximum pour sauver ce qu'on peut», indique-t-il. Lundi matin, l'eau montait jusqu'au bassin pour accéder aux marches de sa maison. «Mon sous-sol a au moins 40 cm. L'eau n'a pas cessé de monter depuis hier», dit-il. Annik MH de Carufel Le Devoir
5 Ahuntsic-Cartierville | Sur l'avenue du Ruisseau, tout le voisinage remerciait Denis Lemieux. Jeudi, l'homme de 59 ans a convaincu ses voisins de construire un immense barrage d'une trentaine de mètres de longueur. «Quand j'avais 12 ans, j'ai vécu les inondations à L'Île-Perrot. Je sais ce que c'est d'avoir de l'eau qui rentre par une fenêtre et qui sort par une autre. Je ne voulais pas qu'on court le risque.» Avec des palettes de bois, des centaines de sacs de sable, des tronçons d'arbres et des blocs de béton, ils ont réussi à retenir l'eau. La solidarité du voisinage aura permis d'épargner presque toutes les maisons. «Malheureusement, on en a échappé une...», se désole M. Lemieux. Annik MH de Carufel Le Devoir
6 Ahuntsic-Cartierville | Marie-Christine Bergeron réside sur la rue Cousineau depuis toujours. Assise sur son balcon, elle assiste impuissante à la montée des eaux. «C'est tellement déchirant d'assister à ça. Dimanche, il y avait des familles de nouveaux arrivants qui habitent au bout de la rue qui tentaient de sauver leurs biens...», raconte Mme Bergeron. Le sous-sol de son immeuble, où loge son fils, n'a pas été épargné. «Il y a une dizaine de centimètres d'eau. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est assez pour perdre tous les meubles», souligne-t-elle. Annik MH de Carufel Le Devoir
7 Ahuntsic-Cartierville | Michel Labrosse fait partie d'un groupe de résidents de la rue Cousineau qui combattait toujours la montée des eaux lundi. Alors que la plupart de leurs voisins ont quitté leur résidence, le groupe continuait à se relayer pour s'assurer que le mur de sable ne cède pas. «C'est épuisant, ça fait plus de 24 heures qu'on est là, mais on ne peut pas s'arrêter. Après avoir travaillé, on se dit qu'il faut résister jusqu'au bout.» Annik MH de Carufel Le Devoir
8 Pierrefonds-Roxboro | «Les militaires sont très utiles. Ils ont aidé à installer des centaines de sacs de sable. Ils auraient pu arriver plus tôt», raconte Robert Graimard, qui habite sur la rue de Gaulle. Marco Fortier Le Devoir
9 Pierrefonds-Roxboro | Rue de Gaulle, des sacs de sable protègent les résidences des riverains. Le niveau de l’eau dépasse celui des terrains d’environ un mètre. Marco Fortier Le Devoir
10 Pierrefonds-Roxboro | L’eau menace la maison de Danuta Szyngiel, mais elle reste chez elle, aux abords de la rivière des Prairies. Elle garde le moral: «Ça ne donne rien de s’en faire. Jusqu’à maintenant, la digue de sable nous a permis d’éviter le pire.» Marco Fortier Le Devoir
11 Pierrefonds-Roxboro | La crue a forcé la fermeture d'une partie du boulevard de Pierrefonds. Marco Fortier Le Devoir
12 Pointe-Fortune | Claude Desloover n’a jamais vu une telle dévastation dans le village de Pointe-Fortune. Il a très peu dormi depuis quatre jours. La crue de la rivière des Outaouais a emporté deux de ses bateaux et son grand quai. « Le pire, c’est les vagues de trois pieds qui viennent frapper les maisons. Au moins, tout le monde s’entraide. » Marco Fortier Le Devoir
13 Rigaud | Impuissants et en colère, des résidents « récalcitrants » de Rigaud ont été obligés d’évacuer les résidences qu’ils refusaient de quitter, sous l’ordre des policiers assistés des militaires des Forces armées canadiennes. Selon la municipalité, le niveau de l’eau a augmenté de 2,76 mètres depuis le début des crues printanières, le 26 mars dernier. Annik MH de Carufel Le Devoir
14 Rigaud | Après deux semaines de nuits blanches à s’assurer que l’eau n’entre pas dans sa maison, André Savaria n’a pas eu d’autre choix que de quitter les lieux lorsque les pompiers sont venus à bord d’un Zodiac pour l’évacuer. « On a tenu le coup tout ce temps-là, et là, on va tout perdre. » Annik MH de Carufel Le Devoir
15 Rigaud | La rue Denise a été évacuée. «Je n’ai jamais vu ça en 30 ans», dit un résident. Olivier Zuida Le Devoir
16 Rigaud | Un blindé de l'armée canadienne descend la rue Saint-Simon. À la fin de la journée, lundi, quelque 1650 soldats étaient affectés aux régions du Québec touchées par les crues printanières. Olivier Zuida Le Devoir
17 Rigaud | Aux abords de la rivière Rigaud, le niveau des eaux est à hauteur d’homme. Olivier Zuida Le Devoir
18 Rigaud | Sur la rue Denise, en pleine ville, des résidents s’affairent à construire une passerelle afin de relier différentes résidences du secteur. Olivier Zuida Le Devoir
19 Rigaud | Les flots de la rivière Rigaud ont complètement englouti la rue Bernard Nord. Olivier Zuida Le Devoir

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