Le pape appelle à sauver les centres historiques

Le pape s'est exprimé devant la cathédrale de Mirandola, encore très endommagée par les séismes, qui ont fait 23 morts en mai 2012. 
Photo: Marco Vasini Associated Press Le pape s'est exprimé devant la cathédrale de Mirandola, encore très endommagée par les séismes, qui ont fait 23 morts en mai 2012. 

Mirandola — Le pape François, en visite dimanche dans deux villes d’Émilie-Romagne (nord-est de l’Italie) touchées en 2012 par deux séismes meurtriers, a souligné l’importance de sauver « les centres historiques », « lieux de mémoire » indispensables à la vie sociale.

« Beaucoup a été fait pour reconstruire, mais un engagement décisif est plus que jamais important pour relever aussi les centres historiques, qui sont des lieux de mémoire historique et des espaces indispensables à la vie sociale et ecclésiale », a souligné le pape argentin.

Il s’exprimait devant la cathédrale de Mirandola, encore très endommagée par les séismes, qui ont fait 23 morts et chassé 14 000 personnes de leurs domiciles en mai 2012. Le pape Benoît XVI s’était déplacé le mois suivant dans la région pour soutenir la population.

Le pape François, venu à son tour exprimer « l’affection de l’Église », a demandé aux habitants de « ne pas céder au découragement malgré les difficultés », exprimant une pensée pour « la souffrance de ceux qui ont perdu une personne chère ».

Le pape avait auparavant célébré dimanche une messe dans la commune proche de Carpi, où il a appelé la population à ne pas « s’enfermer dans la tristesse » et à « reconstruire l’espérance avec patience ».

Une pensée pour Mocoa

À l’issue de l’Angelus, le pontife argentin s’est également dit « profondément peiné » pour les victimes de la gigantesque coulée de boue qui a fait au moins 200 morts en Colombie.

Début octobre, le pape François avait fait une visite-surprise dans la région d’Amatrice (centre de l’Italie), dévastée par le séisme du 24 août qui a fait près de 300 morts, priant seul et en silence au milieu des décombres et appelant les survivants à aller de l’avant.

Cette ville perchée sur une colline et offrant un paysage de désolation a été choisie également dimanche par le prince Charles venu y rencontrer la population locale dans le cadre d’une tournée européenne de charme après le Brexit. Sous le crépitement des flashes, le prince a aussi dégusté des pâtes à la sauce amatriciana, une spécialité à base de tomates et de lardons née à Amatrice.