Un ex-dirigeant d’association de ski témoigne pour Bertrand Charest

L’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest
Illustration: Mike McLaughlin La Presse canadienne L’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest

L’un des principaux témoins de la défense au procès pour agressions sexuelles de l’ex-entraîneur Bertrand Charest a admis mardi, lors de son contre-interrogatoire, que ses liens avec l’accusé étaient plus profonds qu’il l’avait laissé entendre plus tôt lorsqu’il a livré son témoignage.

Régis Nivoix était directeur de l’association régionale de ski alpin qui avait embauché M. Charest pendant les saisons de ski de 1992 et 1993 pour entraîner un groupe de jeunes athlètes. L’entraîneur était certes dur avec ses skieuses, mais il était aussi organisé et discipliné — « il savait où il s’en allait », a estimé M. Nivoix.

M. Nivoix a assuré qu’il n’avait jamais reçu de plaintes ou même entendu de rumeurs concernant des agressions sexuelles qui auraient été commises par l’accusé avant 1998.

Régis Nivoix a expliqué au tribunal que sa propre fille avait habité pendant deux ans à l’école de ski fondée par Bertrand Charest à Saint-Jovite, dans les Laurentides, au milieu des années 1990. Le témoin a raconté au juge qu’il avait visité plusieurs fois cette école — une vaste demeure où habitaient en pension une dizaine d’athlètes —, et que l’atmosphère y était chaleureuse et amicale. Sa fille ne lui a jamais parlé non plus d’un quelconque comportement déplacé de l’accusé, a-t-il dit.