Le YMCA Guy-Favreau évite la fermeture

Le YMCA Guy-Favreau avait annoncé au début du mois de mars sa fermeture le 31 mai prochain, après trois décennies d’activité.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le YMCA Guy-Favreau avait annoncé au début du mois de mars sa fermeture le 31 mai prochain, après trois décennies d’activité.

Le YMCA du complexe Guy-Favreau échappe in extremis à la fermeture. Le gouvernement du Canada a plié à la pression et s’est entendu avec l’organisme communautaire, qui paiera un loyer symbolique de 1 $ au cours de la prochaine année, le temps de trouver des solutions à sa précarité financière.

Incapable de parvenir à une entente avec Ottawa concernant le renouvellement de son bail à un prix « raisonnable », le YMCA Guy-Favreau avait annoncé au début du mois de mars sa fermeture le 31 mai prochain, après trois décennies d’activité.

De son ouverture jusqu’en 2006, le centre communautaire a payé un loyer symbolique de 1 $ par an. Le précédent gouvernement conservateur ayant décidé d’accroître la rentabilité de son parc immobilier, le loyer exigé a progressivement augmenté depuis 10 ans, plaçant le YMCA Guy-Favreau, un organisme de bienfaisance, dans une situation précaire.

En échange de ce loyer de 1 $, le YMCA s’engage à élaborer un plan d’affaires qui lui permettra de payer un loyer conforme au marché.

Cette décision d’Ottawa fait suite à une importante mobilisation communautaire au centre-ville de Montréal, notamment au sein du quartier chinois, où est situé le YMCA. Une pétition lancée par des clients du centre avait récolté plus de 2300 signatures en l’espace de quelques jours.

« Nous avons écouté les préoccupations de la collectivité et, par conséquent, avons conclu une entente avec le YMCA. Ce bail d’un an lui permettra de trouver une solution viable à long terme », a indiqué la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Judy Foote.