611 épiceries s’engagent à donner leurs denrées invendues aux banques alimentaires

Un projet pilote déployé depuis quelques années a déjà permis de récupérer 2,5 millions de kilos de denrées par an.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne Un projet pilote déployé depuis quelques années a déjà permis de récupérer 2,5 millions de kilos de denrées par an.

L’équivalent de 20 millions de dollars par an de nourriture invendue des supermarchés sera dévié de son chemin vers les poubelles pour plutôt être redirigé vers la table des plus démunis.

Le réseau des Banques alimentaires du Québec a annoncé vendredi la mise en place d’un important projet de récupération de denrées. Ce dernier permettra, à terme, de récupérer 8 millions de kilos de nourriture annuellement qui, autrement, auraient été jetés.

Recyc-Québec a financé le projet à une hauteur de 400 000 dollars. Les épiciers Metro, Loblaw et Sobeys se sont impliqués. Quelque 175 magasins se joindront à l’initiative cette année, pour un total de 611 d’ici trois ans.

Même la viande sera récupérée, grâce à sa congélation.

Un projet pilote déployé depuis quelques années a déjà permis de mettre au point de processus et de récupérer 2,5 millions de kilos de denrées par an.

Avec 1,8 million de demandes par mois, les banques alimentaires du Québec ont bien besoin de cet apport neuf de denrées, souligne Annie Gauvin, directrice générale du réseau des Banques alimentaires du Québec.

Les banques alimentaires rejoignent 400 000 personnes chaque mois, dont 150 000 enfants. Chaque mois, 12 % des personnes qui ont recours à cette aide d’urgence le font pour la première fois. La moitié des organismes qui distribuent de la nourriture n’arrivent pas à répondre à toutes les demandes.

6 commentaires
  • Catherine Chevrier - Inscrite 10 mars 2017 13 h 16

    Initiative louable, cependant...

    Cette initiative est louable. Ne perdons toutefois pas de vue que le gaspillage alimentaire repose, à la base, sur la volonté d'en mettre ''plein la vue'' aux consommateurs. Les détaillants se défendront en disant que puisque les consommateurs achètent d'abord avec leurs yeux, il faut des étalages bien garnis de denrées impeccables. Certaines initiatives récentes ont pourtant démontré que nous sommes mûrs pour des ''moches'', malgré le bémol entourant le fait que quelques détaillants nous les offrent dans des formats trop imposants pour être attirants.

  • Pierre Lalongé - Abonné 10 mars 2017 14 h 05

    Il était temps!

    Bravo à Recyc-Québec!
    C'est en plein dans son mandat.

  • Louise Nepveu - Abonnée 10 mars 2017 14 h 28

    Avoir faim au Québec?

    On ne peut que se réjouir de ce partage de nourriture et féliciter les responsables de cette heureuse intiative! Évidemment, une question lancinante demeure: comment se fait-il qu'il y ait tant de gens qui ont faim au Québec? Que des enfants partent à l'école le ventre creux? Que des travailleurs n'arrivent plus à nourrir leur famille avec l'argent qu'ils gagnent? Dès qu'on évoque la hausse du salaire minimum, on entend les cris de réprobation fuser de partout. Et dès que les plus riches déjouent l'impôt, nos gouvernants font silence et détournent la tête. Qui nous donnera une société plus juste?

  • Claude Bernard - Abonné 10 mars 2017 14 h 31

    Merci au pompier retraité et aux médias

    Il faut rendre à César ce qui est à César, sans lui et sans la nouvelle le gaspillage continuera de plus belle.
    Espérons qu'il fera boule de neige.

    • Pierre Robineault - Abonné 10 mars 2017 14 h 54

      Ou boule de gomme que les gens continueront de chiquer en s'en débarrassant par après sur les trottoirs de nos villes et autres corridors.

  • Jean Gadbois - Inscrit 10 mars 2017 14 h 42

    Trop difficile le mot de Gandhi?

    Non, mais vraiement? Eh bien, voilà, il s'agissait de le faire, c'est tout.

    Se nourrir, boire de l'eau, se vêtir, se loger, se transporter, gagner sa croûte, se reproduire, se soigner, se reposer en toute sécurité, apprendre...ouf! est-ce si difficile pour l'humain? La planète, pour tous ces éléments, a plus de ressources que nécessaire. Les humains gaspillent à grande échelle puis s'étonnent que près de 37 conflits armés dans le monde viennent leurs rappeller violamment leur narcissisme matérialiste.

    "Vivre plus simplement pour que certains puissent simplement vivre".
    -Mahatma Gandhi