Téhéran optimiste après des pourparlers avec Riyad

Aucun pèlerin venant d’Iran n’avait participé au <em>hajj</em> en 2016.
Photo: Nariman El-Mofty Archives Associated Press Aucun pèlerin venant d’Iran n’avait participé au hajj en 2016.

Téhéran — L’Iran a fait part dimanche de son optimisme concernant l’organisation du grand pèlerinage de la Mecque en 2017 et de la participation de ses ressortissants qui l’avaient boycotté l’an dernier, après des pourparlers avec l’Arabie saoudite.

« La plupart des questions abordées lors des discussions [avec les Saoudiens] ont été réglées, mais certaines restent à résoudre », a déclaré Ali Ghazi Askar, représentant du guide suprême iranien pour le hajj, cité par l’agence de presse Isna. « Si ces questions sont résolues, nous espérons que les pèlerins pourront être envoyés en Arabie saoudite », a-t-il ajouté.

Des pourparlers se déroulent depuis le 22 février en Arabie saoudite.

Aucun pèlerin venant d’Iran n’avait participé au hajj en 2016, pour la première fois depuis près de trois décennies.

Après la tragique bousculade qui avait coûté la vie à près de 2300 fidèles, dont 464 Iraniens, lors du hajj en 2015, Téhéran avait contesté l’organisation par les Saoudiens du grand pèlerinage musulman annuel.

L’une des questions clés des pourparlers entre Téhéran et Riyad est celle de l’indemnisation des familles des victimes de cette bousculade.

Puissance sunnite et chef de file des monarchies arabes du Golfe, l’Arabie saoudite a rompu il y a un an ses relations diplomatiques avec l’Iran après le saccage de son ambassade à Téhéran par une foule qui réagissait à l’exécution dans le royaume d’un dignitaire religieux chiite. Riyad a aussi rompu ses relations économiques et commerciales avec Téhéran et suspendu tous les vols entre les deux pays, ce qui complique la délivrance de visas aux pèlerins et leur transport.