L’avocat de Trépanier dénonce l’écoute électronique de conversations avec son client

Bernard Trépanier subit un procès séparé des coaccusés du procès Faubourg Contrecœur.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Bernard Trépanier subit un procès séparé des coaccusés du procès Faubourg Contrecœur.

L’avocat de l’un des accusés au procès du Faubourg Contrecoeur estime qu’en interceptant des conversations téléphoniques qu’il a eues avec son client, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a agi illégalement.

Dans le cadre de l’enquête sur les compteurs d’eau, les policiers avaient mis sous écoute plusieurs individus, dont certains sont accusés dans le dossier du Faubourg Contrecoeur. Bernard Trépanier est l’un de ceux-là. Ex-collecteur de fonds d’Union Montréal, Bernard Trépanier subit un procès distinct de celui des autres accusés en raison du cancer du poumon dont il souffre.

Il était d’ailleurs en cour jeudi et son avocat, Me Daniel Rock, a indiqué au juge Yvan Poulin que les procédures devraient être reportées au mois d’avril. Bernard Trépanier souffre d’infections pulmonaires qui retardent ses traitements pour le cancer, a-t-il expliqué. L’accusé reviendra en cour le 13 avril prochain.

« Totalement illégal »

À la sortie de la salle d’audience, Me Rock s’en est pris aux méthodes utilisées par les policiers qui ont intercepté des conversations qu’il a eues avec Bernard Trépanier. « Ils ont écouté des conversations privilégiées entre avocats et clients, ce qui est totalement illégal, a-t-il dit. Le Code criminel est clair : lorsqu’il y a de l’écoute, dès qu’on sait qu’il s’agit d’un avocat, on n’enregistre pas. »

Me Rock entend interpeller le ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique, le Barreau du Québec et l’Association des avocats de la défense afin de dénoncer ces gestes.

L’avocat souhaite aussi que le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, sévisse contre les policiers responsables de cette « bavure policière d’ampleur ».