Alexandre Bissonnette de retour devant le tribunal

Alexandre Bissonnette lors de sa première comparution à la suite de l'attentat du 29 janvier.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Alexandre Bissonnette lors de sa première comparution à la suite de l'attentat du 29 janvier.

L’avocat Jean Petit a mis la main mardi avant-midi sur la preuve amassée contre son client, Alexandre Bissonnette, n’écartant pas l’idée de demander la remise en liberté de l’auteur allégué de la tuerie de la Grande Mosquée de Québec, le 30 mars prochain.

 

D’ailleurs, Me Petit a sollicité auprès du juge Jean-Louis Lemay une ordonnance de non-publication sur toute information qui serait divulguée lors d’une enquête sur cautionnement. Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Jacques Thomas, ne s’y est pas opposé. Le magistrat la lui a donc accordée.

 

La seconde comparution de M. Bissonnette depuis l’attentat au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier dernier, a été très brève. Le jeune homme d’apparence frêle, vêtu d’un coton ouaté rouge, a été escorté à l’intérieur du box des accusés vers 9 h 30. Il est demeuré impassible tout au long des échanges entre les procureurs et le juge. Une quarantaine de personnes, y compris un petit bataillon de journalistes, ont assisté à l’audience, et ce, après avoir franchi un imposant dispositif de sécurité.

 

Le vice-président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, faisait partie du nombre. « On espère que ce crime sera traité selon l’ampleur de la tragédie, l’ampleur des dégâts faits à des innocents, j’espère que justice sera faite pour les familles des victimes et que le sang de ces victimes ne va pas s’en aller en vain », a-t-il déclaré lors d’un impromptu de presse.

D’autres détails suivront.

7 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 21 février 2017 12 h 06

    Tiens tiens, pourquoi une ordonnance de non publication ?

    Est-ce qu'on a des choses à cacher? Est-ce que certaines informations seraient susceptibles de contrecarrer les déclarations de Couillard?

    Est-ce que pour faire taire les rumeurs, et parmi elles les plus farfelues, la transparence n'est pas la meilleure solution?

    • Pierre Schneider - Abonné 21 février 2017 16 h 03

      Il y a tellement de rumeurs qui circulent sur cette triste affaire qu'une ordonnance de non publication ne peut qu'alimenter les spéculations qui provoquent d'âpres débats politico-religieux sur les réseaux sociaux. La vérité doit être dite dans l'intérêt public, il me semble.

    • Jean-Christophe Leblond - Abonné 21 février 2017 16 h 05

      Le problème avec ce que vous proposez, c'est que lorsque le flux d'information est instantané, à la moindre contradiction ou correction, des gens qui ne demandent pas mieux sauteront sur cette occasion pour inventer des conspirations. Comme ce qui s'est passé au début, lorsqu'un homme d'origine marocaine fuyant la scène du crime dans la confusion a immédiatement été déclaré suspect. Certaines personnes n'en sont pas encore revenues.

    • Colette Pagé - Abonnée 21 février 2017 18 h 12

      Doit-on en déduire que l'ordonnance de non-publication sera limitée à l'enquête de cautionnement mais que le procès sera public lorsque l'exige la Loi sauf pour les parties de la preuve faisant l'objet d'une ordonnance de non-publication.

      Quant à la remise en liberté, il est raisonnable de penser que le procureur de la défense n'osera pas ni dans l'intérêt public ni dans l'intérêt de son client la demander.

    • Donald Bordeleau - Abonné 22 février 2017 23 h 56

      Il semble que l'auteur du drame de Québec était membre et jouait au échec au service des loisirs de l’arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge de la ville de Québec situé à proximité du lieu de prière.

      Dans bien des causes plusieurs avocats ont montré du doigt l’aliénation mentale, une déception amoureuse, dérangé par le harcèlement incessant ou encore usage de drogues de leur client pour attester de la non-responsabilité criminelle de leur client… avec des résultats mitigés.

      Voir la listes des entraineurs et des participants.
      http://www.clubechecsaintefoy.com/?q=node/14

      http://www.clubechecsaintefoy.com/?q=node/13

  • Stéphanie Deguise - Inscrite 21 février 2017 12 h 18

    Demander un remise en liberté...

    ..., sérieusement??

    • Sylvain Auclair - Abonné 21 février 2017 16 h 33

      La seule raison de refuser une liberté avant un procès est la peur que l'accusé ne se présente pas.