Une coalition demande aux gouvernements de lutter contre l’islamophobie

La communauté musulmane a ressenti une grande vague d’appuis à la suite de l'attentat de Québec, selon Ihsaan Gardee, du Conseil national des musulmans canadiens.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La communauté musulmane a ressenti une grande vague d’appuis à la suite de l'attentat de Québec, selon Ihsaan Gardee, du Conseil national des musulmans canadiens.

Ottawa — Un coalition d’organisations musulmanes canadiennes demande à tous les ordres de gouvernement de combattre l’islamophobie, dans la foulée de la récente fusillade à la mosquée de Québec.

Le groupe réclame notamment une meilleure formation pour les policiers et une sensibilisation au racisme obligatoire dans les écoles. Il souhaite également que le Parlement déclare le 29 janvier journée nationale du souvenir et de lutte contre l’islamophobie.

Cette journée est celle où un tireur a ouvert le feu au Centre culturel islamique de Québec, faisant six morts et de nombreux blessés.

Ihsaan Gardee, du Conseil national des musulmans canadiens, a déclaré que la communauté musulmane avait ressenti une grande vague d’appuis à la suite de la tragédie. Il a ajouté qu’il restait maintenant à déterminer comment aller de l’avant et s’assurer que les bonnes leçons ont été tirées.

Il a dit espérer que les recommandations se traduiront par des gestes concrets qui permettront d’éradiquer la haine.

4 commentaires
  • Jean Duchesneau - Abonné 8 février 2017 12 h 49

    D'accord mais.... que veut dire islamophobie?

    Il faut lutter contre toutes les intolérances, les discriminations, propos haineux et actes de violence envers des personnes en raison de leur croyances religieuses, de leur race ou de leur orientation sexuelle. La notion d'islamophobie est trop imprécise car porteuse d'indésirables amalgames. Le philosophe français Pascal Bruckner vient d'ailleurs de publier un essai qui fait l'historique du terme islamophobie et met en lumière que le terme associe (amalgame) la critique de la doctrine à celle des personnes musulmanes. Il ne faut pas aliéner le droit de tout citoyen dans sa critique d'une opinion, idéologie ou dogme sous l'argument que cela offusque une personne ou groupe de personnes de l'opinion opposée.

  • Robert Beauchamp - Abonné 8 février 2017 13 h 34

    Petite suggestion

    C'est curieux que cette association canadian demeure bien silencieuse lorsque des extrémistes utilisent la violence à travers le monde. Je n'ai jamais entendu ne serait-ce qu'un mince filet de désapprobation publique. Ces associations ''canadiennes'' ont sûrement l'écoute du multiculturaliste et communautariste Trudeau, et les requêtes vont maintenant se multiplier et on vient de commencer par la police. Il me semble que l'immense appui spontané est la preuve à sa face même que les Québécois sont contre la violence. Je considère que de se dire de la communauté musulmane soit une voix pour réclamer des considérants, des accomodements etc... Cette association n'a pas tardé. Pour moi il n'y a pas de communauté musulmane, mais des Québécois de confession musulmane. Pour le reste, nul besoin de clamer sa foi musulmane, catholique athée ou qu'elle quelle soit, à tous vents.

  • Robert Boucher - Abonné 8 février 2017 15 h 30

    Il me semble que des cours de philosophie...

    ...obligatoires aux niveau primaire, secondaire et post-secondaire seraient plus appropriés, ainsi qu'aborder la religion dans les cours d'histoire, afin de développer l'esprit cririque de nos enfants, en leur permettant en même temps de comprendre ce qu'est la notion de laïcité et le respect que celle-ci permet entre les personnes croyantes , non-croyantes, ainsi qu'entre les différentes religions, dans un système démocratique. La question du racisme serait évidemment abordée en ce cas. L'éducation est fondamentale et stratégique dans tout.
    Robert Boucher Saguenay

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 9 février 2017 00 h 49

    Bref !

    « Il souhaite également que le Parlement déclare le 29 janvier journée nationale du souvenir et de lutte contre l’islamophobie. » (La Presse canadienne)

    Bien que cette idée soit recevable ou honorable, il demeure que l’ANQ, ayant voté une motion unanime sur ou concernant le monde de l’islamophobie, s’est montrée courtoise et que, par ailleurs et malgré ce qui s’est vécu à Québec, l’intérêt d’une telle journée n’est pas justifié !

    Bref ! - 9 fév 2017 -