Alexandre Bissonnette accusé pour l’attentat à la mosquée de Québec

Des fleurs ont été déposées près du Centre culturel islamique de Québec, lundi, au lendemain de l'attentat qui a fait au moins six morts.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Des fleurs ont été déposées près du Centre culturel islamique de Québec, lundi, au lendemain de l'attentat qui a fait au moins six morts.

[En direct] - Suivez l'état de la situation, l'évolution de l'enquête et les réactions à l'attentat de dimanche soir au fil de la journée.

Ce que l'on sait

  • Le suspect Alexandre Bissonnette, 27 ans, fait face à 11 chefs d'accusation, dont six de meurtre prémédité.
  • Le gouvernement du Québec considère la tuerie comme un acte terroriste.
  • Entre 60 et 100 personnes présentes dans la mosquée au moment du drame.
  • Au moins six personnes ont perdu la vie et 19 personnes ont été blessées. Lundi, cinq d'entre elles se trouvaient toujours dans un état grave.
  • Deux hommes avaient été appréhendés dimanche, dont un à plusieurs kilomètres des lieux de la tuerie, près de l'île d'Orléans. Un seul a finalement été retenu comme suspect.

 
Le suspect Alexandre Bissonnette fait face à 11 chefs d’accusation, six de meurtre prémédité et cinq de tentative de meurtre, pour l’attaque terroriste perpétrée dans une mosquée de Québec dimanche soir, qui a fait six morts et plusieurs blessés.

L’homme arrêté dimanche soir doit être officiellement accusé sous peu devant un juge au palais de justice de Québec.

L’acte de dénonciation déposé à la cour indique que les crimes ont été commis à l’aide d’une arme à feu à autorisation restreinte.

Un autre individu qui avait été arrêté dimanche soir est maintenant considéré comme un témoin, a indiqué plus tôt en journée la Sûreté du Québec.
 

Montrons le meilleur de nous-mêmes, disent Couillard et Trudeau

Après avoir brièvement pris part à une conférence de presse en matinée, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a pris la parole devant les médias peu après 14 h pour commenter les événements de dimanche. Les mots « peuvent unir et guérir, ou diviser et blesser. À nous de les choisir », a dit le premier ministre, insistant sur l'importance de rejeter cette violence. Il participera à la marche prévue ce soir à Québec. « Le monde entier nous regarde, c'est le moment de montrer qui nous sommes. »

M. Couillard a terminé son allocution sur une note poétique, citant la célèbre chanson Mon Pays de Gilles Vigneault: « La chambre d'amis sera telle/Qu'on viendra des autres saisons/Pour se bâtir à côté d'elle. »

Un peu plus tôt, le premier ministre canadien Justin Trudeau s'est adressé à la Chambre des communes à Ottawa pour dénoncer cette attaque qu'il a qualifié de « terroriste » : « En un clin d'œil, un acte de violence insensé leur aura arraché la vie. »

Il a appelé les Canadiens à demeurer unis, à ne pas répondre par la violence aux auteurs de tels actes qui cherchent à « diviser et à semer la haine et la discorde ». M. Trudeau a insisté sur la contribution de plus d'un million de Canadiens de confession musulmane au pays. « Aujourd'hui, 36 millions de Canadiens ont le coeur brisé. [...] Nous n'allons pas répondre à la violence par la violence. Face à la peur et haine, nous répondrons par l'amour et la compassion. »

Les événements de dimanche commandent une « grande introspection » de la société, a affirmé de son côté le chef intérimaire du Bloc québécois Rhéal Fortin. Mais aujourd'hui, « l'heure est aux larmes ».

Une société qui accepte ces gestes sans broncher, « ce n'est pas le genre de société dans laquelle nous souhaitons vivre », a affirmé de son côté le chef néodémocrate Thomas Mulcair.

Six fidèles musulmans ont été « tués de sang froid » et les valeurs fondamentales du pays ont été attaquées, a dénoncé la chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose. « La paix a été brisée. »

Le premier ministre et tous les chefs des partis fédéraux se rendront dans la Vieille Capitale en fin de journée.

Les derniers développements de l'enquête

La Sûreté du Québec confirme qu'un seul des individus arrêtés dimanche est considéré comme suspect. Il devrait d'ailleurs comparaître lundi après-midi. L'autre homme est maintenant considéré comme un simple témoin.

       

Lors de leur conférence de presse, tôt lundi matin, les forces de l’ordre avaient fourni bien peu de précisions sur les suspects — ils étaient encore deux à ce moment. « L’enquête se poursuit. […] On est confiants que la menace est sous contrôle » a-t-on pu entendre de la part des responsables de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de la Sûreté du Québec (SQ) et du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) présents sur place.

Aucun détail sur l’identité des suspects n’avait été donné, sinon que ceux-ci étaient âgés d'environ 30 ans et que l’un d'eux avait contacté lui-même les policiers pour se rendre.

Le SPVQ a confirmé que l’ensemble des mosquées de son territoire, ainsi que l’Université Laval, étaient sous surveillance.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué en conférence de presse, en après-midi, que le niveau de menace terroriste ne sera pas ajusté. Il est actuellement établi à « modéré » depuis le mois d’octobre 2014.

La communauté crie sa douleur

Le premier ministre Philippe Couillard, le maire de Québec Régis Labeaume, plusieurs représentants de la communauté musulmane de Québec se sont adressés à la presse et la population pour redire leur solidarité. Des ministres de tous les partis politiques ainsi que des conseillers municipaux se tenaient aussi à leurs côtés. « Ce n’est pas seulement la communauté musulmane qui est touchée, ce sont tous les citoyens » a affirmé le maire Labeaume.

Les témoignages de soutien à la communauté musulmane font « chaud au cœur », a répété, la voix brisée, Mohamed Labidi, du Centre culturel islamique. « On nous reconnaît comme des citoyens à part entière et cette solidarité nous honore », a renchéri son collègue. Un registre de condoléances pour les victimes a été mis à la disposition en ligne par la province. Une quinzaine de rassemblements sont également prévus dans les villes du Québec et d’ailleurs aujourd’hui.

Le président de cette mosquée, Mohammed Yangi, a aussi indiqué que la sécurité était devenue « un souci » ces dernières années.

Encore peu de détails sont connus sur les motifs du suspect. « Ce serait tout à fait prématuré de tenter quelle que théorie que ce soit », a réitéré le premier ministre, ajoutant tout de même « le fait indiscutable c’est que c’est cette communauté qui a été visée, les personnes ont été lâchement assassinées parce qu’elles font partie de cette communauté ».

Consternation et sécurité renforcée à l'Université Laval

L’Université Laval augmente ses dispositifs de sécurité sur le campus et se dit « consternée devant les événements tragiques et odieux » survenus dimanche soir, mais refuse de confirmer ou d’infirmer la rumeur qui voudrait que l'auteur de l’attentat soit un étudiant de l’établissement.

« Présentement, ce ne sont que des rumeurs, on n’a pas de confirmation [...] », a affirmé le vice-recteur exécutif, Éric Beauce, en marge d’un point de presse qui se tenait dans le hall du pavillon central. « De notre côté, on voit les rumeurs et les fils de presse, mais on ne peut rien confirmer. »

L’administration de l’université affirme être en communication avec les autorités policières depuis dimanche soir. « Il faut dire que l’Université Laval est quand même un endroit important pour la communauté musulmane. Donc, dans des situations comme ça, c’est certain que nos cellules de crise sont tout de suite en contact avec les autorités policières et la sécurité publique. »

Depuis 22 h 45 dimanche, l’université a mis en place un protocole de sécurité renforcé, plus communément appelé le « protocole du tireur fou », soutient M. Beauce. « Lorsqu’il y a des armes d’impliquées — là, c’est sûr que c’était à l’extérieur de notre campus —, le niveau de risque est tout de même assez élevé. »

L’université a aussi mis son drapeau en berne. « C’est une façon pour nous de dire que nous sommes très attristés — et révoltés — par rapport à ce qui s’est passé. »

Deuil et sympathie à travers le Québec

À son tour lundi, l’Union des municipalités du Québec a aussi transmis ses sympathies aux proches des victimes, invitant les municipalités québécoises à mettre leurs drapeaux en berne jusqu’à nouvel ordre.

La Fédération des commissions scolaires du Québec a également offert ses voeux et affirmé qu’une telle tuerie commande la plus grande attention de la part de la classe politique. « Nous sommes estomaqués tant les actes qui se sont produits hier vont à l’encontre même des valeurs que porte l’école publique québécoise », a commenté la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.

Le monde réagit à l'attentat

En pleine crise liée à son décret antimigratoire de vendredi, le nouveau président des États-Unis, Donald Trump, a contacté en matinée le premier ministre Justin Trudeau pour lui offrir ses condoléances. Quelques heures plus tard, en début d'après-midi, son porte-parole Sean Spicer a toutefois utilisé l'attentat de Québec comme un exemple de la pertinence de ce décret. « C’est un rappel des raisons pourquoi le président a choisi d’être proactif et non pas réactif quand il est question de sécurité nationale », a-t-il déclaré devant les journalistes réunis à la Maison-Blanche.

L'attentat de dimanche soir a aussi résonné de l'autre côté de l'Atlantique. Tôt en matinée, la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé que la tour Eiffel sera éteinte à minuit en signe de fraternité et de solidarité.

     

Le président français François Hollande a aussi pris la parole par communiqué pour dénoncer l'attentat à la mosquée de Québec. « C’est l’esprit de paix et d’ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre. La France se tient aux côtés des victimes et de leurs familles. »

   

Du côté de Berlin, où un attentat djihadiste a fait 12 victimes peu avant Noël, le ton était également à la solidarité. « Si les tueurs avaient l’intention d’opposer des gens de fois différentes les uns aux autres ou de les diviser, ils ne doivent pas réussir et ne réussiront pas. Nous sommes en deuil aux côtés de la communauté musulmane de Québec », a souligné Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel.

   

Le pape François a également dénoncé l'acte. « Le Saint-Père condamne fermement à nouveau la violence qui engendre tant de souffrances, implorant de Dieu le don du respect mutuel et de la paix », a-t-il affirmé dans un télégramme transmis à l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald LaCroix.

26 commentaires
  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 09 h 02

    L'omertà

    L'identité des suspects a déjà été révélée dans plusieurs médias, mais les journaux du Québec demeurent complètement muets depuis quelques heures.

    • Jacques Raymond - Abonné 30 janvier 2017 10 h 22

      Les médias de Québec sont en train de faire leur examen de conscience...

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 10 h 51

      La vaste majorité a tiré des conclusions beaucoup trop rapides. J'étais consternée de voir le nombre effarant de messages accusant d'emblée les Québécois d'islamophobes, de racistes, etc. Même les politiciens, juges et autres dirigeants et figures d'autorité, se sont tous mis de la partie.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 janvier 2017 12 h 54

      Joselyne Lapierre écrit : « J'étais consternée de voir le nombre effarant de messages accusant d'emblée les Québécois d'islamophobes, de racistes, etc.»

      Ce n’est pas tous les Québécois qui sont racistes. Mais les personnes qui depuis des années cassent du sucre sur le dos des Musulmans (et particulièrement sur celui des Musulmanes) doivent faire leur examen de conscience.

      Vous conviendrez avec moi que lorsqu’une femme est battue par son mari, il ne suffit pas de la forcer à s’habiller autrement pour faire cesser la violence dont elle est l’objet.

      Conséquemment, s’attaquer à un bout de chiffon qui recouvre la tête de certaines Musulmanes et s’attaquer à l’exploitation des femmes, sont deux choses tout à fait différentes. Je vous invite à y réfléchir.

    • Guillaume Desjardins-Dutil - Abonné 30 janvier 2017 13 h 00

      Hum. Vous disiez?

    • Donald Bordeleau - Abonné 30 janvier 2017 13 h 51

      Examen de conscience pour la radio de Québec qui a des discours extrémistes à chaque jour pour leur cote d'écoute.

      Un examen de tels discours doit être un priorité pour ses radios comme Jeff et cie.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 13 h 52

      M. Martel, vos accusations à l'encontre d'un autre participant au forum sont irrespectueuses. Vous n'êtes pas d'accord avec certaines opinions que vous lisez sur les forum? Émettez les vôtres et ne dénigrez pas l'opinion des autres, SVP.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 14 h 00

      M. Martel, je trouve extrêmement indécent que vous vous en preniez à une participante au forum, en l'occurrence moi, pour dévoiler toute votre haine envers des personnes qui ne partagent pas vos opinions, et d'osez faire le lien entre cet événement monstrueux et vos commentaires sur ma personne. Comment Le Devoir a-t-il pu autorisé la publication de votre message? Les jugements sur d'autres participants ne sont pas supposés être acceptés.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 janvier 2017 21 h 44


      Jocelyne Lapierre écrit : « Comment Le Devoir a-t-il pu autorisé la publication de votre message? Les jugements sur d'autres participants ne sont pas supposés être acceptés.»

      La netétiquette du Devoir interdit de qualifier les participants aux discussions. Mais elle n’interdit pas d’exprimer son désaccord ni de porter un jugement très sévère sur les propos qu’ils tiennent.

      En commentaire au texte… http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/ …vous avez écrit : « Ce texte parle de racisme, d'intolérance de l'autre, d'islamophobie, alors que c'est loin d'être le cas dans cette tuerie.»

      Vraiment ?

      J’ai le regret de vous dire que votre refus de voir du racisme, de l’intolérance et de l’islamophobie dans un attentat terroriste qui a tué six Musulmans en prière n’est rien de moins que de l’aveuglément.

      Je suis désolé que vous soyez à ce point sensible à l’expression de mon désaccord. Pensez que votre meurtrissure n’est en rien comparable à celle des veuves et des orphelins musulmans qui pleurent aujourd’hui leurs morts.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 09 h 24

    Bougies, bouquets de fleurs, drapeaux en berne...

    Peut-on connaître l'identité des tueurs, leur motif exact et ce qui sera fait pour prévenir de tels actes sauvages?

    • Jean-Yves Arès - Abonné 30 janvier 2017 14 h 01

      Il faut du temps madame Lapierre pour avoir des réponses à ces questions.

      La simple divulgation du nom des personnes interpellées ne nous éclaire pas du tout sur les motifs, mais font jouer a plein clichés et préjugés de façon bien impertinente pour cause d'ignorance du détail des faits.

      L'heure est au soutient, pas aux réponses.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 14 h 08

      Je suis tout à fait d'accord avec vous, M. Arès, mais il est inacceptable de voir tant de gens tirer des conclusions très biaisées sur l'identité des tueurs et leur motif.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 30 janvier 2017 15 h 58

      En effet, bien vite l'essentiel arrivera : histoire, sociologie, psychologie, etc.
      Mais comme ailleurs, le premier réflexe doit être celui de l'humain qui craint la mort, et qui se soutient dans ce bâteau existentiel qu'est notre vie, si fragile. Il est donc temps de le dire haut et fort que l'amour est plus fort que la haine, que la solidarité vaut mieux que la méfiance, que l'unité vaut mieux que la division. Nous sommes tous dans le même bâteau ici et si ça prend la mort et l'horreur pour nous le rappeler, soit, tirons-en profit, redevenons sérieux et volontaire pour construire quelque société meilleure où il fait bon vivre. Le cynisme a assez duré : place à la vérité et au courage de montrer qu'on peut et qu'on doit faire mieux comme société.
      Nous devons bien cela aux victimes.

    • Ève Marie Langevin - Abonnée 30 janvier 2017 17 h 53

      M. Garceau, j'admire et approuve votre propos. Commençons par penser aux victimes; ensuite, observons en soi comment on arrive à une telle folle intransigeance, par de petites exlculsion ou rejets miniatures au quotidien, par de légères hypocrisies que ces terribles événements partout dans le monde nous projette du fond de leurs cavernes aux illusions. Puis regardons vers de vrais liens intercommunautaires, par petites actions quotidiennes. Pendant ce temps la police et la justice fon leur travail, jetons-y un oeil aussi. Et ne nous laissons pas tenter par des discours politiques qui cherche la cause du mal dans telle ou telle catégorie de notre société, comme l'histoire du XXe, notament, nous l'a si bien montréé... Que ferez-vous demain ?
      «Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.»

  • Christine Métayer - Inscrite 30 janvier 2017 10 h 37

    l'omerta du silence

    C'est ahurissant de constater la rétension des informations dans cette affaire !!! Quelle absence de professionnalisme. C'est à croire que nous en sommes encore dans les années 1960 quand le manque de transparence faisait loi. Du moins, la police le pense encore... ou alors on prend les citoyens pour des cruches... à ne pas remplir !

    • Raymond Labelle - Abonné 30 janvier 2017 11 h 44

      Attendons d'avoir des faits plus solidement complets et établis.

      La patience est une vertu - bonne discipline à exercer dans cet âge de l'information continue et de l'instantané.

      L'important est d'éventuellement connaître la vérité - pas trop tard, j'en conviens, mais ça peut attendre quelques heures, quelques jours ou même quelques semaines, selon les circonstances.

      La patience et la prudence sont ici d'autant plus de mise dans ce cas-ci qu'il faut agir avec délicatesse dans la divulgation des informations, celles-ci risquant d'avoir des effets sur la paix sociale.

    • Pascal Bergeron - Inscrit 30 janvier 2017 12 h 14

      Pire que le silence : l'empressement de tout le monde, y compris les figures d'autorité, à sauter aux conclusions... :/

    • Pascal Bergeron - Inscrit 30 janvier 2017 12 h 15

      En tout cas, mes sympathies aux victimes.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 janvier 2017 20 h 40

      Je disais qu'il fallait être patient et ne pas s'agiter en considérations sans en connaître assez sur ces crimes. Je maintiens.

      Par contre, on peut immédiatement manifester sa sympathie envers les victimes.

  • Colette Pagé - Inscrite 30 janvier 2017 11 h 29

    Examen de conscience !

    Commet expliquer que des étudiants fréquentant l'Université Lavail aient pu se livrer à un acte aussi barbare un dimanche en soirée dans une ville reconnue pour son calme, son faible niveau de criminnalité et sa qualité de vie ?

    Serait-ce le fait d'esprits dérangés ?

    Quelle est la source de motivation et de radicalisation de ces assassins ? Les radios poubelles, les réseaux sociaux, l'influence du nouveau Président américain ? Allez
    savoir ? Mais les réponses doivent venir afin d'éviter d'autres drames qui nuiront à la réputation de la Ville de Québec et au recrutement d'étudiants étrangers.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 30 janvier 2017 12 h 20

    Un seul suspect?

    Mais alors, pourquoi avoir donné les noms des individus si l'un d'entre eux a été écarté comme suspect? La manière dont cette histoire est gérée est accablante.