«Le Devoir» dans tous ses états

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Dès le saut du lit, le matin du 10 janvier 2017, l’essentiel de l’actualité défile sur les diverses plates-formes du Devoir. Car depuis déjà 24 heures, toute une équipe est à l’oeuvre pour produire un journal renouvelé au fil de la journée.
 


6 h - La ville s’éveille à peine, mais le travail est déjà commencé sur les plates-formes numériques du Devoir, où Laurence Clavel, dès 6 h, marque le réveil de la salle de rédaction et met en ligne les premiers gros titres du matin.


8 h - Journalistes et autres employés du Devoir amorcent leur journée dans les nouveaux quartiers du journal, rue Berri. Après avoir niché 25 ans rue De Bleury, le quotidien vient tout juste d’intégrer ses bureaux du Quartier latin, en plein cœur de la métropole.


8 h 15 - Pendant que les chefs de division préparent l’affectation des journalistes sur le terrain, le téléphone ne dérougit pas à la rédaction. Secrétaire de rédaction, Amélie Gaudreau aiguille les demandes, expédie courriels, lettres, communiqués à tout un chacun. Et, oui, répond de vive voix aux appels de nos lecteurs, même aux plus exigeants.


10 h - Au service à la clientèle, on répond à de nombreux appels. Surtout depuis le lancement de la nouvelle application mobile du Devoir. Pendant ce temps à la rédaction, gros menu aujourd’hui. Remaniement ministériel à Ottawa, discours d’adieu d’Obama. Rédactrice en chef, directeurs de l’information et chefs de division jettent sur papier les priorités de couverture, après discussion sur Skype avec les correspondants à Québec, à Ottawa ou à Paris.


Sur le terrain, les reporters sont déjà à l’œuvre pour couvrir divers événements, faire des entrevues, des reportages.


10 h 30 - Aux premières loges de l’actualité, les enjeux énergétiques sont suivis de près par notre reporter à l’environnement Alexandre Shields, notamment les projets de transport pétrolier qui se dessinent aux pourtours de la métropole. Un peu plus tard, à la mi-journée, Pascal Élie achève de griffonner son grincheux du jour, dont les propos grinçants font irruption chaque midi sur le mobile.


11 h 45 - L’analyse des chroniqueurs du Devoir vient aiguiser la couverture des divers événements de l’actualité. De passage au Devoir, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, subit les doubles tirs de Michel David, tant à la table éditoriale qu’en entrevue devant la caméra, diffusée sur le Web. Pendant ce temps, notre journaliste Marco Fortier se trouve sur le terrain pour un article en vue du lendemain.


15 h - Tombée en vue des cahiers du week-end : le silence se fait plus lourd dans la salle de rédaction. Exercices de pirouettes à venir pour concilier travail et famille et accoucher à temps d’un texte sur la rentrée en danse. Et pour attacher les fils entre les besoins de la rédaction et ceux des publicitaires, et s’assurer de la bonne santé de l’armada informatique du Devoir, le directeur de production, Christian Goulet, veille au grain.


16 h - Avec Jacques Nadeau, photographe depuis 25 ans au Devoir, chaque photo se passe de mots. Pas un politicien n’échappe à la sagacité de son objectif. Avec 1 154 000 lecteurs sur ces diverses plateformes chaque semaine, le seul quotidien indépendant au Québec rejoint un lectorat composé à 38 % de jeunes de 18 à 39 ans et à 43 % d’universitaires. L’équipe de la publicité s’assure de promouvoir auprès de nos annonceurs cette particularité de notre lectorat.


16 h 45 - Loin d’être une copie carbone sur ses multiples plateformes, le journal revêt un visage unique sur le papier et dans chacun de ses habits numériques, pensés par une équipe de pupitreurs au quotidien. En plus de mettre en page l’édition du jour, ceux-ci ficellent au fil de la semaine les dossiers, les cahiers Week-End, Économie, Perspectives, Plaisirs, Culture, Livres, ainsi que les cahiers spéciaux. Ensuite, à 17 h, chefs de division et pupitreurs sont réunis à 17 h pour l’étape décisive qui signera la facture définitive du journal, de sa manchette et de la configuration des différents cahiers. Le visage du Devoir du lendemain prend déjà forme. Discours historique oblige, la une revient à Obama.


18 h - Plus d’une cinquantaine de textes passent sous leur loupe chaque jour, et deux fois plus lors de l’édition du week-end. Anglicismes, syntaxe boiteuse et pièges de la langue de Molière sont passés au crible par les correctrices du Devoir. Pendant ce temps, l’équipe du numérique assure une veille de tous les instants jusqu’en fin de soirée des nouvelles de dernière heure sur LeDevoir.com, notre version mobile et les réseaux sociaux. Au même moment, une tout autre édition du Devoir, enrichie en photos et en hyperliens, se concocte sur la tablette numérique, disponible aux abonnés dès 1 heure du matin.



22 h 14 - Diffusion en direct des meilleurs extraits du discours d’Obama et couverture en temps réel sur Twitter et sur le Web. À 23 h 30 - À l’imprimerie, les presses roulent dès 23 h 30 pour s’assurer que le journal soit livré à temps par camion dans toutes les régions du Québec, de Gatineau à Rimouski.


Pour ses 107 ans, l’équipe du Devoir lève un verre à ses amis lecteurs, grâce à qui le journal d’Henri Bourassa se réinvente au quotidien depuis 1910. Santé !

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