Vêtements découpés et jetés: une pratique courante pour la marchandise défectueuse, dit Sears

Des étiquettes sur les morceaux trouvés par Joanie Champoux indiquaient des défauts aussi mineurs que l’absence d’un bouton ou une tache sur une poche dans certains cas.
Photo: Joanie Champoux Des étiquettes sur les morceaux trouvés par Joanie Champoux indiquaient des défauts aussi mineurs que l’absence d’un bouton ou une tache sur une poche dans certains cas.

Le Sears de Joliette n’est pas le seul à taillader des vêtements avant de les mettre au rebut. La compagnie se défend toutefois en invoquant la défectuosité de la marchandise pour justifier la destruction des produits.

Dans nos pages vendredi, Joanie Champoux racontait avoir trouvé des centaines de vêtements et des articles pour bébé volontairement endommagés dans le conteneur à ordures du magasin.

Cette pratique est aussi répandue dans au moins un autre établissement. Un ex-employé affirme qu’elle était déjà monnaie courante alors qu’il travaillait au Sears de Saint-Jean-sur-Richelieu à la fin des années 1990. « La même chose était faite avec des matelas neufs tailladés à coup d’Exacto. Je travaillais dans l’entrepôt du magasin, alors j’ai vu ça de mes yeux », dit-il.

« Les items sur les photos sont défectueux, soit retournés par des clients ou trouvés ainsi avant leur mise en vente », justifie Vincent Power, responsable des communications pour Sears Canada. Il s’agit de s’assurer que cette marchandise ne se retrouve pas sur le marché à nouveau, assure-t-il. Les piles découvertes par Mme Champoux représentent une accumulation de plusieurs mois, ajoute M. Power.

La directrice du département des vêtements du magasin de Joliette avait déclaré au Devoir « ne pas être au courant » d’une telle pratique.

Des étiquettes sur les morceaux trouvés par Mme Champoux indiquaient des défauts aussi mineurs que l’absence d’un bouton ou une tache sur une poche dans certains cas.