Le SPVM a épié un deuxième journaliste

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé jeudi après-midi avoir épié un deuxième journaliste.

Le journaliste a été visé par un mandat de surveillance en décembre 2014, dans le cadre d’une enquête sur un policier du SPVM, a annoncé l’assistant-directeur Patrick Lalonde. Il a refusé de nommer le journaliste ciblé, puisque l’enquête est entre les mains de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Un mandat DNR, pour dial number recorder, a encore été utilisé dans ce deuxième cas. Ce type de mandat permet d’obtenir les numéros entrants et sortants d’un téléphone cellulaire, à partir du moment où l’autorisation judiciaire est obtenue.

Les vérifications sur toute enquête sur des personnes à statut particulier, tel que les juges, avocats, élus et journalistes, sont encore en cours, a-t-il indiqué. Il pourrait donc y avoir d’autres cas de surveillance de journalistes d’ici à la conclusion de ces vérifications, soit le vendredi 11 novembre, selon les prévisions du SPVM.

Entre les mois de janvier et de juillet 2016, le SPVM a utilisé ce type de mandat pour traquer les communications du chroniqueur Patrick Lagacé, mettant la main sur toutes ses métadonnées. Le service de police a aussi obtenu un mandat lui permettant d’activer le GPS du journaliste. M. Lalonde a tenu à préciser que le SPVM n’avait pas géolocalisé, ni pris en filature, ni consulter les communications de M. Lagacé dans son enquête.

Quant à la mise en demeure envoyée par La Presse, M. Lalonde a réitéré sans aller plus loin que des mesures avaient été mises en place pour protéger les informations récoltées.

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