En bref - La GRC refuse de s'excuser

Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Giuliano Zaccardelli, refuse de s'excuser auprès des manifestants malmenés lors du Sommet des Amériques, à Québec en 2001, même si un rapport indépendant a qualifié l'incident de «recours abusif à la force».

La ministre fédérale de la Sécurité publique, Anne McLellan, n'a rien fait pour se dissocier de la décision de M. Zaccardelli, qu'elle a qualifiée hier de «claire» et de «conforme» à la procédure. C'est le député néo-démocrate Svend Robinson qui, après avoir été aspergé de gaz lacrymogène par des policiers lors du sommet, avait demandé à la Commission des plaintes du public contre la GRC de faire enquête. Au cours de ses travaux, la présidente de la commission, Shirley Heafey, a en outre découvert qu'un policier s'est servi d'un pistolet électrique Taser pour appréhender un militant immobile et que des officiers ont tiré des balles en caoutchouc sur des civils pacifiques, à qui l'on a aussi proféré des insultes racistes. Dans son rapport préliminaire, rendu public en novembre, Mme Heafey avait conclu que la police fédérale avait fait usage de «force excessive et injustifiée» pour disperser les manifestants au sommet. Elle avait demandé à la GRC de s'en excuser. Or, dans sa réponse à la commission, le chef de la GRC a refusé de s'excuser. Il a reproché à Svend Robinson de ne pas avoir bougé «après qu'on l'eut averti de quitter les lieux à deux reprises».