Agressions à l’Université Laval: deux étudiants arrêtés

Le SPVQ enquête depuis une semaine sur une série d’agressions qui auraient eu lieu dans la nuit du 15 octobre, à l’Université Laval.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le SPVQ enquête depuis une semaine sur une série d’agressions qui auraient eu lieu dans la nuit du 15 octobre, à l’Université Laval.

Les deux hommes arrêtés samedi relativement à une quinzaine de plaintes d’intrusions survenues dans la nuit du 15 octobre à l’Université Laval étaient deux étudiants de l'université, a confirmé le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a annoncé samedi matin par voie de communiqué et sur son compte Twitter avoir arrêté deux suspects « d'environ 20 ans ».  


Le SPVQ précise que l’un d’eux a été interrogé puis libéré sous promesse de comparaître. L’autre suspect de 19 ans a comparu par visioconférence, samedi, et il fait face à des chefs d’introduction par effraction, a précisé Marie-Ève Painchaud, porte-parole du Service de police de Québec. Le jeune homme pourrait faire face à d’autres accusations liées aux plaintes d’agressions sexuelles.

Les deux individus se connaissaient, a indiqué le responsable de l’unité des crimes majeurs du SPVQ, Mario Vézina. Il n’a toutefois pas pu préciser s’ils étaient de simples connaissances ou des amis. Le capitaine Vézina n’a pas pu révéler les possibles motifs des deux hommes, cela faisant partie de l’enquête. Il s’agit des deux seuls suspects dans cette affaire, a indiqué Mme Painchaud.

La police enquête depuis une semaine sur une série d’agressions qui auraient eu lieu dans la nuit du 15 octobre, dans des chambres du pavillon Alphonse-Marie-Parent de l'Université Laval. Le SPVQ a reçu au total 15 plaintes d’intrusion par effraction et quatre femmes rapportent avoir été agressées sexuellement. 

L’affaire avait commencé par une seule plainte, déposée le samedi 15 octobre, tôt le matin. La médiatisation des événements avait ensuite poussé de nouvelles victimes présumées à se manifester.   

Réaction de l'Université Laval

En conférence de presse samedi matin, Éric Bauce a indiqué que les deux étudiants arrêtés par le SPVQ ont été exclus de l’université durant la nuit « jusqu’à la fin des procédures judiciaires ». L’un des deux suspects résidait dans le pavillon Alphonse-Marie-Parent.  

Il a ajouté que toutes les nouvelles mesures de sécurité mises en place durant la semaine seraient maintenues. 
 

Critiqué pour son silence juste après les premières plaintes, le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, a rapidement réagi a la nouvelle du SPVQ. « C’est une excellente nouvelle, d’abord pour les victimes, pour nos résidentes et pour l’ensemble des membres de notre communauté universitaire. »
 

« Les arrestations ne répareront jamais tout le tort causé aux victimes, jamais », soutient-il. Tous nos services sont mobilisés pour soutenir les victimes de ces agressions inacceptables » et ces arrestations ne « signifient en rien la fin de cette histoire. »

« Nous assistons au début d’un mouvement plus large où de nombreux acteurs de la société se sont mobilisés dans les derniers jours pour faire cesser une fois pour toutes les violences sexuelles »,
a-t-il soutenu.

D'après M. Beauce, « il y a toujours des leçons à tirer de ce genre d’exercice [...] On n’avait pas de protocole pour des agressions sexuelles en série dans les résidences. On va travailler là-dessus », a-t-il assuré.