Autopartage : Communauto s’allie à PSA Peugeot Citroën

Ce partenariat devrait permettre à Communauto d’avoir suffisamment de marge de manœuvre pour mettre en branle ses projets d’expansion à l’étranger.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Ce partenariat devrait permettre à Communauto d’avoir suffisamment de marge de manœuvre pour mettre en branle ses projets d’expansion à l’étranger.

Le groupe français PSA, un important constructeur automobile qui exploite les marques Peugeot et Citroën, investit dans le pionnier de l’autopartage québécois, Communauto. Ce nouveau partenariat devrait permettre à l’entreprise québécoise d’obtenir les fonds nécessaires pour accélérer son expansion à l’étranger tout en poursuivant à pleine vitesse son virage technologique.

 

L’investissement est conduit conjointement avec le fonds montréalais MacKinnon, Bennett & Co. (MKB), qui se spécialise dans les énergies renouvelables et les villes intelligentes. Après des mois de négociations, le service d’autopartage Communauto a envoyé cette annonce à ces membres via un courriel mercredi matin. L'annonce officielle sera faite en matinée lors d'un point de presse qui réunira les représentants de Communauto et MKB à Montréal, ainsi que ceux du groupe PSA en direct de Paris.

 

Ces deux partenaires deviennent ainsi des actionnaires minoritaires de Communauto. Le service d’autopartage, qui offre déjà ses services dans sept villes canadiennes et à Paris, s’assure ainsi de garder le contrôle de son avenir. « Nous avons une mission intrinsèque importante, souligne le directeur du développement et des relations publiques de Communauto, Marco Viviani. Pour nous, c’était donc important de s’associer à des gens qui ne veulent pas juste vendre des voitures, mais qui ont également un intérêt marqué pour la mobilité de demain. »

 

Les détails financiers de l’entente n’ont toutefois pas été dévoilés. Cela devrait cependant permettre à Communauto d’avoir suffisamment de marge de manœuvre dans les prochaines années pour mettre en branle ses projets d’expansion à l’étranger. Depuis déjà quelque temps, l’entreprise québécoise ne cache pas souhaiter déployer des services d’autopartage dans des régions du monde où ce genre de service n’est pas encore disponible. Ces capitaux supplémentaires devraient également lui permettre de poursuivre l’électrification de ses différentes flottes, tout en pouvant éventuellement aller de l’avant dans d’autres projets technologiques, comme l’autonomisation des véhicules.

 

Cela ne veut toutefois pas dire que l’on pourra bientôt voir les voitures du Groupe PSA (Peugeot, Citroën) sur les routes du Québec, nuance Marco Viviani. « Peut-être que c’est quelque chose qui arrivera éventuellement, mais il y a toutes sortes de contraintes entourant l’homologation des véhicules qui doivent être regardées d’abord, précise-t-il. Ce n’est pas dans les plans à court terme, ça, c’est certain. »

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 28 septembre 2016 19 h 01

    Et dire que...

    Et dire que tout ça a commencé... comme une coopérative.