Injonctions pour limiter le nombre de piqueteurs - La grève au CN cause des retards

La Compagnie des chemins de fer nationaux (CN) faisait état de certains retards mineurs dans ses opérations hier, mais l'entreprise a obtenu de la cour des injonctions limitant le nombre de piqueteurs dans ses gares intermodales, où sont chargés les trains de marchandises.

«Ça va plutôt bien du côté des horaires des trains de marchandises, a déclaré un porte-parole de CN, Mark Hallman. On a bien subi quelques retards, mais rien de très important.»

Mais selon le porte-parole syndical Abe Rosner, la compagnie devait sûrement avoir de bonnes raisons de demander des injonctions. Les employés en grève doivent bien causer des problèmes.

«On sait qu'il y a des retards. C'est clair pour nous que s'ils ont demandé des injonctions, c'est parce qu'il y a des retours un peu partout», a-t-il ajouté.

Les injonctions n'ont été demandées que pour faciliter l'entrée et la sortie des gens des terminaux, a contré M. Hallman.

«C'est juste pour nous assurer que les employés et ceux d'autres firmes puissent entrer et sortir sans difficulté», a-t-il expliqué.

Entre-temps, un médiateur fédéral attend que les parties manifestent leur désir de reprendre les négociations. Les 5000 employés du service à la clientèle, préposés à l'intermodale (transbordement et entretien du réseau) et employés d'atelier ont déclenché la grève le 20 février.

La dernière offre de la compagnie rejetée par les syndiqués portait sur un contrat de trois ans avec des augmentations de salaire de 3 % par année. Les employés gagnent en moyenne 45 000 $ par année.