Le Canada entend participer au bouclier antimissiles

Washington — Les pourparlers se poursuivent entre le Canada et les États-Unis au sujet d'une éventuelle participation canadienne au projet de bouclier antimissiles nord-américain.

Selon le lieutenant-général Rick Findley, chef de la section canadienne du NORAD, le commandement pour la défense antiaérienne de l'Amérique du Nord, rien jusqu'à présent ne s'oppose à la participation du Canada, et les critiques qui craignent que le système ne mène au positionnement d'armes dans l'espace se trompent.

«Je ne dirais pas que l'affaire est dans le sac, a ajouté M. Findley, hier. Mais il me semble que le Canada est essentiellement favorable au projet et entend y participer.»

Le projet, qui coûtera plusieurs milliards de dollars, vise à mettre sur pied un système de défense capable d'abattre un ou deux missiles lancés par erreur ou par un pays ennemi contre des cibles en Amérique du Nord.

Pour plusieurs critiques, cependant, le projet pourrait mener à la mise en place d'un système antimissiles dans l'espace, comme prévoyait le faire l'ancien président américain Ronald Reagan au début des années 1980.

«Ce n'est pas le cas», a déclaré hier M. Findley, en expliquant que le système serait fondé sur des stations radar terrestres et des batteries de missiles antimissiles en Californie et en Alaska.

«Éventuellement, le système pourrait inclure des navires de guerre américains patrouillant dans l'océan Pacifique, mais aucun missile de défense ne serait installé au Canada ou ne franchirait son espace aérien.»