Nouvelle patrouille animalière à Montréal dès lundi

À Montréal, les propriétaires de chien auront tout avantage à marcher dans le droit chemin à compter de lundi.

À partir de ce moment, une patrouille supplémentaire fera son apparition dans la métropole québécoise pour avoir un oeil ouvert sur eux. Son objectif sera surtout de s’assurer que la réglementation relative au port de la laisse et au permis animalier est bel et bien respectée.

Tout propriétaire d’un chien qui laissera son compagnon à quatre pattes se promener librement pourra recevoir un constat d’infraction. Des amendes pourront aussi être remises à ceux qui ne se seront pas procuré un permis animalier.

La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Anie Samson, estime qu’il est particulièrement nécessaire de serrer la vis aux gens qui refusent de se procurer des médailles pour leurs bêtes.

Elle soutient qu’il y a entre 145 000 et 150 000 chiens dans la métropole. Or, un peu moins de 14 % d’entre eux ont des médailles attestant qu’ils ont été dûment enregistrés, et ce, même si c’est obligatoire.

Selon Mme Samson, c’est une véritable aberration. « Je pense que si vous aimez votre animal, la première chose à faire, c’est de lui donner son permis pour qu’on puisse le retrouver si jamais vous le perdez », souligne-t-elle.

Elle précise qu’il ne s’agit pas d’une dépense exorbitante. « D’un arrondissement à l’autre, ça coûte entre 25 et 50 $. [Par contre], se faire prendre sans permis animalier entraîne une amende de 250 $. »

Anie Samson, qui est aussi responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens, sert un petit rappel aux propriétaires de chiens. « Les gens disent souvent “avoir un animal, c’est un droit”. Or, ce n’est pas le cas. C’est un privilège, et ça vient avec des responsabilités », conclut-elle.

Manifestation pro-pitbulls

Des centaines de Montréalais et leurs compagnons à quatre pattes sont par ailleurs descendus dans la rue, samedi après-midi, pour dénoncer l’interdiction des pitbulls dans certaines villes et d’autres mesures jugées discriminatoires envers certains chiens.

L’événement s’inscrivait dans le cadre d’une journée mondiale d’action contre les lois et règlements ciblant certaines races canines. Des événements similaires étaient prévus dans d’autres villes canadiennes et ailleurs dans le monde.

À Montréal, des centaines de personnes se sont rassemblées au parc du Pélican, dans le quartier Rosemont, et ont marché sur l’avenue Papineau jusqu’au parc La Fontaine, dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

L’organisatrice de la marche, Dana Hyde, a rappelé que le rassemblement de cette année a une signification particulière parce que le maire Denis Coderre a annoncé son intention de bannir les pitbulls et d’autres types de chiens jugés dangereux à partir de septembre.

2 commentaires
  • Maryse Veilleux - Abonnée 17 juillet 2016 18 h 18

    Enfin!...

    C'est pas trop tôt, encore aujourd'hui au Mont-Royal il y avait de ces merveilleux propriétaires, supposés très consciencieux selon leur avis, qui laissaient leur gigantesque animal courir dans tous les sens. Je ne vois pas pourquoi on a besoin d'une police animalière, la police tout court est suffisante. Mais bien sûr ces chiens en liberté n'étaient pas dangereux et ne pouvaient pas mordre qui que soit...

  • Jean Richard - Abonné 18 juillet 2016 10 h 07

    La santé et la sécurité du public doivent avoir priorité

    « La Ville veut s’assurer que les propriétaires de chiens respectent les règles concernant le port de la laisse et le permis animalier »

    Un oubli ici : le port de la muselière. Le règlement sur les chiens peut varier d'un arrondissement à l'autre, mais dans la plupart des cas, il y a similitude.

    De façon générale, tout chien qui a mordu ou TENTÉ de mordre un être humain ou un autre animal doit être considéré comme un animal dangereux. Dans le cas d'un chien déclaré dangereux (c'est-à-dire qui a tenté de mordre), le port de la muselière sur la voie publique devient obligatoire. La majorité des chiens sont dangereux (tant les humains que les chats ou... les autres chiens vous le diront à leur manière). Or, le port de la muselière est encore très rare. À tel point qu'on pense parfois à féliciter les propriétaires de chien qui ont encore un minimum de conscience sociale et qui ne croient pas que le trottoir leur appartient parce qu'ils promènent leur toutou.

    Certains canophiles diront que le port de la muselière est une torture pour les chiens. La réalité est autre : le chien s'y habituera aussi facilement qu'il s'est habitué à la laisse. Et là où la sécurité du public ou celle des autres animaux prend la place qu'il lui revient, la question ne se pose même plus : la muselière devient un complément incontournable de la laisse. Quelques exceptions doivent bien sûr être considérées, les minuscules toutous transportés dans les bras de son maître, les chiens Mira, habituellement très bien dressés...

    La muselière n'est pas plus contraignante que la laisse et son usage devrait être quasi-généralisé. La sécurité l'exige.

    Et la santé ? Avec la population canine qui tend à augmenter dans certains quartiers, les déjections canines non ramassées tendent aussi à se multiplier. Les mouches s'y régalent, mais la majorité des humains ne partagent pas leur engouement. Comment se plaindre de cet absence d'esprit civique ? C'est une démarche compliquée et peu efficace...