Manifestation contre les mesures discriminatoires envers les chiens

Des propriétaires de chiens, notamment de pitbulls, se sont donnés rendez-vous samedi après-midi au Parc Lafontaine, à Montréal, pour manifester leur opposition aux lois et règlements visant certaines races de chiens.

Ils dénoncent toute mesure discriminatoire, alors que plusieurs municipalités du Québec, dont Montréal et Québec, entendent légiférer sous peu dans ce domaine.

Les organisateurs veulent que cette manifestation soit pacifique et ont invité les participants à ne pas démontrer « d’agressivité ».

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) ne fait pas partie de cette marche de protestation, mais elle se réjouit que le public exprime ses revendications.

La SPCA demande à la population d’écrire aux élus pour qu’ils ne prennent pas de mesures draconiennes envers certaines races de chiens, comme l’interdiction, mais plutôt des mesures « réfléchies ».

3 commentaires
  • Maryse Veilleux - Abonnée 16 juillet 2016 15 h 26

    Rien à voir avec la discrimination

    Les races ciblées comme étant "dangereux" le sont pour des raisons précises. De toute façon les propriétaires de chien, s'ils étaient vraiment consciencieux envers leur animal, ne choisiraient pas un chien de grande taille lorsqu'ils résident en ville parce que l'animal n'est pas heureux dû à l'espace restreint et le fait qu'il ne peut pas vivre son besoin de courir et de bouger suffisamment.

  • Marc Therrien - Abonné 16 juillet 2016 18 h 51

    Le pitbull, ce nouveau bouc émissaire

    Comme il arrive souvent, la société émotive, qui prend de moins en moins de temps pour penser, est tentée d’opter pour la solution la plus facile et se contenter de se débarrasser du symptôme trop apparent sans s’occuper de traiter en profondeur le malaise ambiant. Il faudra bientôt s’attarder à ce besoin compulsif de l’humain de posséder un animal de compagnie, en l’occurrence ici, un ou des chiens, et à essayer de comprendre ce qui motive le choix de telle ou telle race. Il est clair pour moi que l’humain projette sa vision du monde et son état d’âme général dans le chien compagnon qu’il va choisir. Enfin, quand j’observe toutes ces personnes obnubilées par leur téléphone intelligent, Pokémon Go, leur profil face book, instagram ou autres, qui ne regardent même plus où elles marchent en traversant la rue par exemple, se fiant sur la vigilance des automobilistes, je suis d’avis que beaucoup d’entre elles, enfermées en elles-mêmes, prisonnières de leur préoccupation obsessionnelle pour leur accomplissement ou apparence de réussite personnels, n’ont pas la capacité d’attention à autrui requise pour s’occuper de façon responsable d’un chien. Comme souvent dans l’histoire de l’humanité, il semble que l’humain, pour qui ça demeure difficile en général de porter le poids de sa responsabilité, va encore une fois choisir de voir la cause du mal à l’extérieur de lui et de sacrifier un bouc émissaire pour éviter le pénible retour à soi-même de l’examen de conscience.

    Marc Therrien
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  • Raymond Chalifoux - Abonné 17 juillet 2016 04 h 52

    Et si je décidais...

    ... d'avoir un loup comme animal de compagnie, et que je déchirais ma chemise si jamais la municipalité s'y opposait?