Aluminerie Arvida - Les employés d'Alcan invités à se plier à une injonction permanente

Saguenay — Les syndiqués de l'aluminerie Arvida d'Alcan, à Saguenay, qui défiaient l'annonce de fermeture de l'usine en continuant de faire fonctionner les salles de cuves, cesseront leur moyen de pression, conformément à l'injonction permanente émise par le commissaire du Travail, Robert Côté, vendredi soir.

Le Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) a fait savoir, par voie de communiqué, samedi, qu'il recommandait à ses membres de respecter l'ordonnance prononcée à la demande d'Alcan contre les 550 employés qui occupent le complexe Jonquière. Le comité exécutif syndical s'est réuni samedi soir et convoqué ses membres hier matin pour discuter de la suite des choses.

Le commissaire disposait d'une semaine pour étudier la question. Il a néanmoins rendu sa décision à peine quelques heures après avoir entendu les arguments des parties.

En vertu de l'ordonnance, les travailleurs devront reprendre le démantèlement des installations dans les salles de cuves Soderberg. Les employés suivront donc les directives des cadres en vue de la fermeture.

Rien de réglé

La direction de l'aluminerie avait déjà obtenu une injonction provisoire. Toutefois, les employés avaient déjà défié trois ordonnances en continuant la production d'aluminium depuis le 23 janvier. C'est justement ce qu'a fait valoir Alcan auprès de la Commission des relations du travail pour obtenir cette injonction permanente.

Le président du syndicat, Claude Patry, a déclaré que l'injonction en réglait rien au problème de la fermeture de l'usine pour la région. «Toute la question de l'avenir de l'usine du complexe Jonquière ne s'arrêtera pas ici. La partie est loin d'être terminée.»

«Nous n'avons pas le choix d'écouter et de respecter le jugement, a dit Claude Patry. Nous demandons aux gars d'écouter les ordres des superviseurs. Depuis ce matin [samedi], les travailleurs des salles de cuves Soderberg ont repris le travail normalement.»