L’UPAC procède à des perquisitions à Terrebonne

Les perquisitions pourraient mener à des arrestations, mais cela ne se fera pas aujourd’hui, précise Mme Laurence.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les perquisitions pourraient mener à des arrestations, mais cela ne se fera pas aujourd’hui, précise Mme Laurence.

L’UPAC a déployé une centaine de policiers à Terrebonne pour procéder à des perquisitions dans le cadre d’une enquête sur l’octroi de contrats publics. L’hôtel de ville et la résidence du maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, sont notamment visés.

L’opération se déroule depuis 7 h 30 ce matin en simultanée dans cinq bureaux et cinq résidences, dont une à Laval.

« Ce sont des perquisitions en cours d’enquête, ça veut dire qu’il y a une enquête en cours et qu’on va chercher des éléments de preuve pour faire avancer cette enquête-là », confirme la porte-parole de l’unité permanente anticorruption (UPAC), Anne-Frédérick Laurence.

Cette dernière refuse d’en dire davantage sur les motifs de la perquisition ou les gens visés. L’UPAC reste également très discrète sur la période où se seraient déroulés les événements qui sont sous enquête. On se limite à parler de « contrats publics [et de] possible corruption dans les affaires municipales ».

Pas d’arrestations

Les perquisitions pourraient mener à des arrestations, mais cela ne se fera pas aujourd’hui, précise Mme Laurence.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de mandats d’arrestation, on va chercher des éléments de preuve pour faire avancer l’enquête et à l’issue de l’analyse de cette preuve-là, s’il y a lieu, il peut y avoir des dépôts d’accusation, mais il peut y avoir un bon délai qui va se passer. »

Rappelons que le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, s’était retrouvé dans l’eau chaude en 2014 en raison de ses liens avec l’entrepreneur Tony Accurso. Le maire Robitaille a été contraint d’avouer qu’il avait menti et a reconnu avoir séjourné à deux reprises sur le Touch, le célèbre bateau de Tony Accurso, aux frais de celui-ci.

À la ville de Terrebonne, on s’est fait avare de commentaires mercredi. « L’administration collabore pleinement avec les agents de l’UPAC. La Ville n’émettra aucun autre commentaire pour l’instant », peut-on lire dans le bref communiqué de presse diffusé mercredi sur le site de la ville.