Poing levé, les manifestants se font entendre

Des manifestations se sont tenues chaque soir à travers les États-Unis depuis les événements de la semaine dernière. Dimanche, la foule s’était rassemblée au parc Washington à Cincinnati. Un rassemblement avait aussi lieu à Baton Rouge, où un homme noir a été abattu par un policier dans un stationnement.
Photo: John Minchillo Associated Press Des manifestations se sont tenues chaque soir à travers les États-Unis depuis les événements de la semaine dernière. Dimanche, la foule s’était rassemblée au parc Washington à Cincinnati. Un rassemblement avait aussi lieu à Baton Rouge, où un homme noir a été abattu par un policier dans un stationnement.

La semaine meurtrière s’est close dimanche soir par d’autres manifestations dans plusieurs villes à travers les États-Unis.

Après une soirée mouvementée samedi, les policiers de Baton Rouge ont procédé dimanche à l’arrestation d’une douzaine de manifestants qui tentaient de s’engager sur l’autoroute dans la ville où Alton Sterling a été abattu par des policiers mardi. La veille, plus de 200 manifestants avaient été interpellés au pays — principalement à Baton Rouge et à St. Paul, au Minnesota, où un autre homme noir, Philando Castile, a été abattu mercredi.

DeRay Mckesson, un militant important du mouvement Black Lives Matter, fait partie des personnes interpellées samedi. Il diffusait en direct la manifestation lors de son arrestation. Selon les documents fournis par le shérif de East Baton Rouge, Mckesson aurait été arrêté pour avoir bloqué une autoroute. Il se serait placé sur la voie de circulation, malgré plusieurs avertissements préalables des policiers. Selon d’autres militants, l’activiste se trouvait sur l’accotement au moment de son arrestation. Il a été relâché dimanche.

Photo: John Minchillo Associated Press Des manifestations se sont tenues chaque soir à travers les États-Unis depuis les événements de la semaine dernière. Dimanche, la foule s'était rassemblée au parc Washington à Cincinnati.

À St. Paul, au Minnesota, les policiers ont arrêté samedi près d’une centaine de manifestants. Selon le Star Tribune, un média local, environ la moitié des arrestations se sont produites lorsque des manifestants bloquaient une autoroute. Une vingtaine de policiers auraient été blessés par des projectiles ; aucune blessure grave n’aurait été rapportée.

De nouvelles informations concernant le tireur de Dallas ont par ailleurs été rendues publiques. Lors de son affrontement avec les policiers, Micah Johnson se serait mis à chanter et à tenir des propos décousus. L’ex-militaire de 25 ans aurait également écrit les lettres « RB » avec son sang sur les murs du garage où il s’était barricadé. Les policiers ne savent pour le moment pas ce que les lettres signifient.

Le chef de police de Dallas, David Brown, a également justifié sur les ondes de CNN l’utilisation d’un robot armé d’une charge explosive pour tuer Johnson. Il a affirmé avoir pris cette décision parce que les négociations ne menaient à rien et pour ne pas mettre inutilement la vie d’autres policiers en danger.

Barack Obama se rendra à Dallas mardi, écourtant son séjour en Europe, pour rendre hommage aux victimes. En conférence de presse, le président américain a rappelé la légitimité des critiques de Black Lives Matter tout en réitérant son soutien aux forces de l’ordre.

Pour rappel, Atlon Sterling a été tué lors d’une altercation avec des policiers à Baton Rouge. Il aurait résisté à son interpellation et a été tué par balle alors qu’il était maintenu au sol par les policiers. Le 6 juillet, Philando Castille aurait été abattu à Falcon Heights au Minnesota par un policier lors d’un contrôle routier. Sa conjointe a diffusé en direct son agonie sur Facebook dans une vidéo vue par des millions de personnes. Un jour plus tard, Micah Johnson tuait cinq policiers blancs lors d’une manifestation à Dallas.

Avec La Presse canadienne

 

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