Ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine

Cette première semaine de juillet a été lourde en tragédies. Les tensions raciales ont été ravivées aux États-Unis par la mort de deux autres Noirs abattus par des policiers blancs. Aussi, des attentats perpétrés par le groupe État islamique ont fait plusieurs centaines de morts en Irak et en Arabie saoudite.

 

Deux Noirs sont abattus par des policiers aux États-Unis, cinq policiers sont tués lors d’une manifestation contre ces décès

 

Philando Castile a été abattu dans sa voiture par un policier dans le Minnesota, mercredi. Sa conjointe a filmé et diffusé son agonie en direct sur Facebook Live, images qui ont choqué des millions de personnes. Moins de 48 heures avant, un autre Noir, Alton Sterling, était tué en Louisiane. Ces deux cas viennent s’ajouter à la liste de personnes tuées par la police aux États-Unis depuis 2014.


 

Soirée meurtrière le lendemain, à Dallas, au Texas, alors qu’une fusillade à éclaté lors d’un rassemblement pacifique dénonçant les violences policières. Cinq policiers ont été abattus et sept autres blessés dans cette attaque perpétrée par au moins un tireur, qui a déclaré vouloir tuer des Blancs, avant de périr vendredi dans l'intervention d'une force d'élite. Il s’agit de l’incident le plus mortel enregistré par les forces de l’ordre aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001.


 

Plusieurs attentats dans des pays musulmans à la fin du ramadan

 

La vague de violence qui marque cette année la fin du mois du ramadan, cette période de jeûne sacré pour les musulmans, s’est poursuivie cette semaine avec des attentats en Irak et en Arabie saoudite.

 

Après les attentats du 28 juin à l’aéroport d’Istanbul et le massacre du 1er juillet dans un restaurant de Dacca, au Bangladesh, c’est au tour de l’Irak et de l’Arabie saoudite d’être frappés. Bagdad a été touchée dimanche par une attaque à la voiture piégée qui a tué au moins 292 personnes, menant au renvoi de trois chefs de la sécurité de la capitale vendredi. L’Arabie saoudite a quant à elle été secouée lundi par des explosions à trois endroits différents, tuant au moins dix personnes.

 

Hillary Clinton ne sera pas inculpée

 

Suivant les recommandations du FBI de mardi, la ministre de la Justice américaine, Loretta Lynch, a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas d’inculpation contre la candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, pour avoir utilisé une messagerie de courriels privée quand elle dirigeait le département d'État.

 

« J'ai accepté les recommandations unanimes [du FBI et des procureurs chargés de l'enquête], selon lesquelles l'enquête fouillée d'une durée d'un an est désormais close et ne déclenchera pas de poursuites », a indiqué dans un communiqué Mme Lynch.

 

De son côté, le département d’État américain a indiqué jeudi qu’il allait rouvrir son enquête interne sur la candidate.

 

Barack Obama fait campagne avec Hillary Clinton

 

Peu de temps après que son avenir juridique se soit éclairci, Hillary Clinton a déployé son arme secrète pour accéder à la présidence des États-Unis : le président Barack Obama lui-même. M. Obama a replongé en situation de campagne électorale cette semaine pour appuyer la candidature de Mme Clinton. Il a prononcé mardi à Charlotte, en Caroline du Nord, un vibrant plaidoyer pour la candidate, louant son énergie et sa combativité.

 

« Je crois en Hillary Clinton », a lancé M. Obama lors de son premier rassemblement commun avec son ancienne secrétaire d'État. M. Obama jouit d’une popularité qu’on rencontre peu chez les présidents sortants, avec un taux d’approbation frôlant les 50 %.

 

Le chef de file du Brexit démissionne, deux femmes se disputeront la tête du Parti conservateur britannique

 

Nigel Farage, porte-étendard du Brexit, démissionne de la tête de l’UKIP. Il a affirmé lundi n’avoir jamais été un « homme politique professionnel », son unique but étant « de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne », ce qu’il considère avoir accompli avec le référendum sur le Brexit. « J’ai dit pendant cette campagne que je voulais retrouver mon pays. Je veux maintenant retrouver ma vie », a-t-il dit aux journalistes.

 

Pendant ce temps, la bataille pour la succession de David Cameron se jouera entre deux femmes, soit la ministre de l’Intérieur, Theresa May, qui part favorite, et la secrétaire d’État à l’Énergie, Andrea Leadsom.

 

Dans l’opposition, la course à la direction est âpre au Parti travailliste. L’actuel chef du parti, Jeremy Corbyn, est poussé au départ par plusieurs opposants qui lui reprochent notamment d’avoir été mièvre durant la campagne contre le Brexit.

Un rapport attendu depuis 7 ans
La commission Chilcot a rendu son rapport, mercredi, après sept ans d’enquête sur le processus décisionnel ayant mené le gouvernement britannique à participer à la guerre en Irak en 2003.

« Nous avons conclu que le Royaume-Uni avait décidé de se joindre à l’invasion de l’Irak avant que toutes les solutions pacifiques pour obtenir le désarmement [du pays] soient épuisées », a affirmé sir John Chilcot, estimant que « l’action militaire n’était pas inévitable à l’époque ».

 

Pendant ce temps, au Québec...

 

Un million de cyclistes à Montréal

 

La Ville de Montréal et Vélo Québec ont rendu publiques lundi des données montrant que le nombre de cyclistes est en hausse dans la métropole. Plus d’un million de Montréalais auraient enfourché leur vélo en 2015, selon un sondage mené à l’automne dernier.


Nathalie Normandeau conteste la tenue de son procès

 

Les avocats de Nathalie Normandeau et des six autres coaccusés arrêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en mars dernier ont laissé savoir que les accusés contesteront la tenue même d’un procès dans le cadre d’une enquête préliminaire. Un geste qui pourrait ralentir les procédures judiciaires. Des accusations de complot, corruption, abus de confiance et fraude envers le gouvernement pèsent sur Nathalie Normandeau à la suite de son arrestation, le 17 mars dernier.

 

Un tournant contre le pétrole au Parti québécois

 

Quatre des cinq candidats à la direction du Parti québécois ont affirmé cette semaine qu’ils s’opposent à l’exploitation du pétrole à l’île d’Anticosti. Il s’agit d’un virage par rapport au précédent gouvernement péquiste de Pauline Marois, qui avait signé une entente forçant Québec à investir dans l’exploration pétrolière dans l’île. Des cinq candidats, seul le député Jean-François Lisée a refusé de répondre. Il fera connaître sa position à ce sujet dans les prochaines semaines.

 

À voir aussi : nos photos de la semaine.